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Peuples disparus

LES TOLTEQUES


"Comment Adorer sa Vie" - L'héritage Toltèque




Si vous désirez être en paix avec vous-même, agir par amour, arrêter de vous critiquer ou de blâmer les autres, vous libérer de tout conditionnement social, et vivre votre vie dans l'abondance, la joie et l'amour, alors la voie toltèque est peut-être la vôtre.


La communauté toltèque d'il y a 2000 ans était représentée par une conglomération de scientifiques et d'artistes qui avaient édifié un centre éducatif pour promouvoir la connaissance de soi et la paix à Teotihuacan, près de Mexico. Leurs enseignements ont été passés de générations en générations et ont été adaptés aux modes modernes de pensée.


Cette voie est basée sur les travaux de don Miguel Ruiz, auteur des best-seller : The Four Agreements (Les Quatre Accords Toltèques) et The Mastery of Love (La Maîtrise de l'Amour).


L'enseignement est individualisé et adapté à votre évolution personnelle. Le principe de l'enseignement est de devenir conscient de ses propres schémas de pensées, de ses blessures émotionnelles, et des serments faits avec soi-même qui nous maintiennent dans la souffrance. On apprend ensuite à changer avec amour et à recréer sa vie à chaque instant. Ce faisant, on progresse en accord avec le flot naturel de la vie, là où la vie et l'amour vous soutiennent pleinement.


Si l'énergie vitale d'un jeune enfant peut être comparée à un torrent dévalant une montagne, toute croyance et tout serment représente un barrage qui endiguerait cette force vitale. Nous nous étouffons nous-mêmes avec ce filtre de schémas de pensées/comportements, jusqu'à ce que seul un ruisselet de nous-mêmes passe.


Alors que nous déconstruisons notre système de croyances, les pierres du barrage sont enlevées et de plus en plus de force vitale peut passer. Nous sommes alors de plus en plus vivant, plus vibrant et redevenons la rivière majestueuse que nous avons toujours été.



Rencontre avec Don Miguel Ruiz, chaman mexicain, Nagual de la lignée des Chevaliers de l'Aigle.




Don Miguel, vous guidez des apprentis sur la voie toltèque de la réalisation spirituelle. Qu'est-ce au juste qu'un Toltèque ?


Don Miguel Ruiz :




Il y a plusieurs milliers d’années, les Toltèques vivaient dans le Sud du Mexique ; ils étaient connus comme des « hommes et femmes de connaissance ». Il ne s’agissait pas d’une nation ni d’une race, comme les Aztèques ou les Mayas. Ils étaient les gardiens de la connaissance spirituelle et détenaient une position sacrée dans la société, comme les lamas du Tibet. A cause de la conquête européenne et de peur des persécutions religieuses, les maîtres toltèques ont dissimulé leur enseignement durant des centaines d’années. Maintenant que le climat religieux est plus tolérant, la sagesse toltèque est à nouveau disponible pour ceux qui mènent une quête spirituelle.


Bien qu’elle ne soit pas une religion, la voie toltèque honore la vérité présente dans toutes les traditions spirituelles du monde. Comme le Védanta et d’autres écoles métaphysiques, les Toltèques enseignent qu’il n’y a qu’un seul être vivant dans l’univers, qui se manifeste dans toutes les galaxies, les systèmes planétaires, toutes les formes de vie, y compris l’être humain. Toute chose, y compris nous-mêmes, est l’émanation de cet Etre immense et merveilleux. Comme les sages de l’Inde, les Toltèques savent que le destin de l’humanité est de s’éveiller et de découvrir l’Etre Unique qui se trouve au-delà des noms, des personnalités et de la séparation. Cet Etre Unique joue tous les rôles dans le grand drame de la vie.


Pour que nous puissions bien jouer notre rôle, les Toltèques enseignent aux gens comment être heureux en voyant à travers leurs masques sociaux et en exprimant leur soi véritable. Ils leur montrent comment se libérer des attentes d’autrui et de leurs propres croyances limitatrices.


Les Toltèques enseignent aussi une vérité surprenante : nous ne rêvons pas seulement la nuit, lorsque le cerveau est endormi, mais aussi le jour lorsqu’il est éveillé. Durant la journée, nous partageons un rêve commun que nous appelons « le monde », avec sa structure matérielle qui nous rassure, fondée sur la réalité tridimensionnelle du temps, de l’espace et de la durée qui change lentement. La nuit, cette structure matérielle disparaît, et c’est pour cela que nos rêves changent alors constamment. Rêver est l’activité principale de notre esprit, et elle se poursuit vingt-quatre heures sur vingt-quatre.


Puisque chacun d’entre nous vit un rêve qu’il a créé lui-même, nous avons le pouvoir de changer un rêve infernal en une rêve paradisiaque en modifiant simplement nos croyances et en rêvant un rêve différent.



Bien que le monde semble solide et rempli de substance, les physiciens quantiques nous disent que c’est une illusion car la matière est principalement constituée d’espace vide. Les Védantistes disent quelque chose de semblable : notre esprit et nos sens créent une perception magique du monde, appelée maya ou illusion. Est-ce là ce que vous voulez dire lorsque vous affirmez que la vie est un rêve ?




Don Miguel Ruiz :


Dans une certaine mesure. Permettez-moi de vous expliquer ce que j’entends par « rêver ». Ce que nous voyons autour de nous n’est rien d’autre que de la lumière de fréquences différentes, réfléchie par des objets. Lorsque nous voyons des objets, la lumière réfléchie par le monde extérieur pénètre dans nos yeux et elle est reproduite sur la rétine, puis voyage jusqu’au cerveau qui crée notre perception tridimensionnelle à partir de ces images de lumière. Bien que nous ne voyions pas des objets mais de la lumière, nous nous sommes mis d’accord pour accepter que notre perception visuelle de la réalité est la vérité.


Dès que nous commençons à rêver, nous créons tout un film qui devient notre réalité personnelle. Nous créons un rêve vivant dont nous sommes le producteur, le metteur en scène, le scénariste et l’acteur principal, tous les autres n’ayant que des rôles secondaires dans notre production. Dans ce rêve, nous nous donnons un nom, une identité, une famille d’origine, un passé et une éducation. Nous pouvons par exemple avoir plusieurs diplômes, nous marier, élever des enfants, réussir notre carrière et devenir grand-parent. Dans ce scénario, notre rêve personnel se déroule dans le rêve collectif de la planète. Celui-ci est en effet constitué des milliards de rêves personnels plus petits qui, ensemble, créent le rêve d’une famille, d’une communauté, d’une ville, d’un pays, et finalement de toute l’humanité.





Vous écrivez que nous sommes tous conditionnés par le rêve de la planète, lequel comprend toutes les règles de la société, ses croyances et ses lois, telles que les expriment les diverses religions, les gouvernements et les écoles. Lorsque nous sommes « dressés » de cette manière, ne soumettons-nous pas notre essence véritable au rêve de la planète ?




Don Miguel Ruiz :


Oui, et je nomme d’ailleurs ce processus la domestication des humains. Enfant, le rêve extérieur « capte » notre attention et nous enseigne que croire. Lorsqu’on est encore tout petit, on ne choisit pas ses croyances, mais on donne son accord à l’information qui nous est transmise par le rêve de la planète. A mesure que nous grandissons, nos parents, nos éducateurs, nos guides religieux ainsi que les médias nous enseignent à rêver de la même façon que tout le monde. Semblable à une jeune éponge qui absorbe tout, on se crée un système de croyances concernant ce qui est juste ou faux, bon ou mauvais, beau ou laid. Nous ne choisissons pas ces concepts : ils sont programmés en nous. Le rêve de notre vie se déroule alors en accord avec notre système de croyances.


Au cours de la domestication, on devient progressivement un être humain « acceptable » grâce à un système de récompense et de punition. Si on respecte les règles et si on fait ce qu’il faut pour plaire à papa et maman et à ses professeurs, on est un « gentil garçon » ou une « gentille fille ». Dans le cas inverse, on est un « vilain garçon » ou une « vilaine fille ». Pour éviter d’être rejeté, on se conforme à l’image de nous que se forgent les autres. Au bout du compte, on s’identifie tellement à cette image de soi-même, au masque que l’on porte, que l’on se perd complètement dans le rêve de la société, sans savoir que l’on rêve.





A ce stade, n’avons-nous pas complètement intériorisé le rêve extérieur, au point de ne plus avoir besoin de quiconque pour nous domestiquer ?




Don Miguel Ruiz :


Exactement. Nous devenons notre propre dresseur. Nous nous récompensons lorsque le rêve extérieur dit que notre comportement est acceptable, et nous nous punissons lorsque ce n’est pas le cas. Lorsque nous sommes domestiqués, tout notre système de croyances est comme un Livre de la Loi que nous utilisons pour juger toutes nos expériences, même si ces jugements vont à l’encontre de notre propre nature intérieure. Lorsque nous violons l’un de ces Commandements - « Tu ne feras pas ceci ou cela » - nous sommes punis par notre Juge intérieur, cette part de notre esprit qui édicte des sentences fondées sur notre système de croyances. Puisque ce Juge intérieur nous condamne presque tout le temps, nous subissons une punition sous forme de rejet de soi, de culpabilité, de honte et d’anxiété.


L’autre partie de notre psychisme à laquelle s’adresse ces jugements est la Victime, le « pauvre de moi » qui pense qu’il n’est « pas assez fort, pas assez intelligent, pas assez bon, pas assez digne ». La Victime dit : « Je suis un perdant ; tout le monde vaut mieux que moi, alors à quoi bon essayer ‘ Je n’y parviendrai jamais ». Le Juge est d’accord avec ces affirmations et décrète : « Oui, tu n’es vraiment pas à la hauteur », et la Victime n’a plus qu’à subir la culpabilité et la punition. On croit que ce Livre de Loi, que le Juge et la Victime sont réels, mais ce ne sont que des croyances qui nous ont été imposées par le rêve extérieur et que l’on accepte comme vraies. Etant donné que nombre de nos croyances nous condamnent à souffrir, il nous faut changer celles qui nous maintiennent dans un état de peur et de limitation.





En fait, d’après les Toltèques, la plupart de nos croyances nous font souffrir, n’est-ce pas ?




Don Miguel Ruiz :


Oui, et la raison pour laquelle elles nous font souffrir est qu’on ne les examine pas. La plupart des choses auxquelles croient les gens ne sont que des accords, des croyances consensuelles auxquelles ils ont donné leur accord sans jamais les avoir remises en question. Dans le rêve de la planète, les gens souffrent, vivent dans la peur, et créent toutes sortes de mélodrames douloureux. Etant donné que le rêve extérieur est régi par la peur et rempli d’injustice, de violence et de guerre, les Toltèques considèrent que c’est un cauchemar. Dans notre état normal, nous vivons dans un brouillard d’accords que nous avons conclus avec nous-mêmes, avec notre famille, nos amis, la société et avec Dieu. Pour changer ce cauchemar en un rêve de paradis sur terre, il nous faut briser ces accords fondés sur la peur qui nous privent de notre liberté personnelle et de notre pouvoir.





N’est-ce pas ce qui se produit lorsqu’on décide de se réveiller de ce rêve ?




Don Miguel Ruiz :


Oui. Tant que l’on est pas réveillé, on croit que l’on est emprisonné dans son rôle sur la scène de la vie. On n’a pas d’autre choix que de vivre la souffrance, la colère, la jalousie, la peur et la tristesse. On se comporte comme une marionnette, une machine à action/réaction qui répond mécaniquement aux événements. Lorsque nous nous éveillons, nous voyons clairement notre rôle et disons : « Regardez ce que je faisais ! » Se libérer de son rôle habituel et de ses réponses stéréotypées nous coupe le souffle. Désormais nous ne pouvons plus reprocher nos souffrances à qui que soit.


Lorsqu’on est endormi et sous l’emprise du rêve, on n’a pas de libre arbitre. On n’est libre que lorsqu’on peut finalement faire un choix. Lorsque ceci se produit, on ne choisit plus un mélodrame douloureux, ni de vivre la colère, la jalousie ou la tristesse, ni aucune autre émotion négative. On préfère choisir d’aimer et d’être aimé. On vit le coeur ouvert, sans conflit, toujours prêt à pardonner, ne jugeant jamais et ne cherchant pas à contrôler qui que ce soit. On n’a plus peur d’être rejeté, et on arrête de chercher sans cesse à être accepté par tout le monde. Si nous ne choisissons pas l’amour, le bonheur, la paix et l’harmonie, c’est simplement parce que notre volonté n’est pas libre et que nous sommes enchaînés par les habitudes et les accords qui nous programment à vivre en enfer.





Est-ce que la pratique des Quatre Accords Toltèques - être impeccable avec sa parole, ne jamais faire une affaire personnelle de ce qui nous arrive, ne pas faire de suppositions, et toujours faire de son mieux - peut nous aider à recouvrer notre libre arbitre ?




Don Miguel Ruiz :


Oui. En fait, la mise en pratique des Quatre Accords Toltèques dans sa vie quotidienne, de manière régulière, permet de briser 80% des accords négatifs qui nous maintiennent en enfer. C’est une sorte de yoga toltèque, une discipline comme la méditation qui aide à stopper le mental et son dialogue interne. Dans son état non contrôlé, notre pensée est pareille à un cheval sauvage, qui nous entraîne où il veut. La pratique des Quatre Accords Toltèques discipline le mental, nous en donne le contrôle afin de créer un rêve plus épanouissant, et elle nous immunise contre les conditions négatives de la vie quotidienne. En pratiquant de façon continue, jusqu’à ce que notre volonté soit plus forte, nous pouvons accomplir des miracles et changer nos souffrances en bonheur.





Commençons par le premier accord « Que votre parole soit impeccable ». Qu’entendez-vous par là ?




Don Miguel Ruiz :


La parole, ou le verbe, se réfère autant à notre nature divine qu’à notre pouvoir de créer les conditions de notre existence. Comme le dit St Jean : « Au commencement était la parole (ou le Verbe), et la parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. » Etant donné que dans notre nature intrinsèque nous sommes la parole, nous sommes l’un des principes créatifs de l’univers. Notre parole, qui est un cadeau de Dieu, nous permet de tout manifester dans notre rêve par notre pouvoir de nous exprimer et de communiquer, de penser et d’utiliser notre imagination. Toutefois, ce pouvoir étant une lame à double tranchant, on peut l’utiliser pour créer un rêve magnifique ou destructeur. Nos pensées étant des graines que nous plantons en permanence, la récolte dépend de leur qualité : sont-elles douces et aimantes, ou haineuses et craintives ‘ Notre façon d’utiliser la parole, comme une baguette magique, peut créer des conditions d’amour et d’abondance, ou de douleur et de manque.


Que signifie être « impeccable » avec sa parole ‘ Impeccable signifie « sans péché », ce qui veut dire ne rien faire contre soi. Lorsque nous vivons ainsi, nous nous traitons comme des êtres divins qui méritent le plus grand respect et le plus grand amour. Nous assumons la responsabilité de nos actions, nous arrêtons de nous juger ou de nous critiquer pour tout, nous renonçons à la culpabilité et à l’autopunition. Lorsque notre parole est impeccable, nous ne mentons pas, nous ne médisons pas, nous ne polluons pas notre atmosphère mentale avec des pensées du genre « Je suis stupide » ou « Je suis un raté », parce que ce serait utiliser la parole contre soi-même. Lorsqu’on se sert de la parole pour s’aimer et s’apprécier, on commence à détruire les accords qui nous font souffrir.





Comment le deuxième accord « Quoi qu’il arrive, n’en faites jamais une affaire personnelle nous aide à nous éveiller ?




Don Miguel Ruiz :


Ne jamais faire de quoi que ce soit une affaire personnelle nous libère des mailles du filet de l’importance personnelle, dans lequel nous sommes piégés. Ce que j’entends par « importance personnelle », c’est l’égoïsme qui nous fait penser que tout arrive en fonction de soi. Les gens ne font rien à cause de nous ; ce n’est qu’à cause d’eux-mêmes. Chacun vit dans son monde onirique privé, et lorsqu’on réagit à la remarque d’un ami, à l’humiliation d’un collègue, ou au rejet de notre partenaire, on prend les poubelles émotionnelles de ces personnes et on se les approprie. Si on n’en fait pas une affaire personnelle, on n’a plus à se sentir automatiquement offensé, ni à défendre ses croyances, ni à créer de conflits.


Si quelqu’un m’insulte et me traite d’idiot, je sais qu’il n’a affaire qu’à ses propres sentiments, à ses croyances et aux opinions qui découlent de la programmation de sa vie. De la même manière, si quelqu’un me dit que je suis la personne la plus fabuleuse au monde, il n’interagit peut-être qu’avec l’image qu’il s’est faite d’un Toltèque, d’un homme de connaissance, plutôt qu’avec moi. Les gens me jugent selon leur système de croyances, de sorte que rien de ce qu’ils pensent de moi ne me concerne : ça les concerne eux.





Le troisième accord dit de « Ne faire aucune supposition ».En quoi cela nous aide-t-il à nous éveiller de notre rêve ?




Don Miguel Ruiz :


Cet accord nous aide à percevoir la vie telle qu’elle est, et non telle que nous l’imaginons. Lorsqu’on fait des suppositions, on voit les choses et les gens en fonction de son système de croyances. Bien souvent, on interpète de travers ce qu’on voit, puis on y réagit de façon personnelle, et on finit par créer tout un drame, avec beaucoup de feux d’artifice émotionnels. Imaginons qu’une femme discute innocemment avec un ami de son mari au cours d’une soirée. Son mari fait la supposition qu’elle flirte et il y réagit personnellement. Il déclenche ainsi en lui des sentiments de jalousie, imagine qu’il est trahi, et se fâche contre sa femme à cause de son infidélité imaginaire. Si ce mari avait communiqué avec sa femme pour clarifier ce qui se passait réellement, il se serait épargné des souffrances inutiles.


Comme ce mari jaloux, lorsque nous faisons des suppositions, nous ne voyons et n’entendons que ce que nous voulons. Lorsqu’on s’entraîne à ne plus faire de suppositions, on apprend à voir objectivement : on ne justifie rien ; on ne juge ni ne condamne ; on ne prend pas position pour ou contre ; on ne se ment pas pour protéger son image de soi. On voit simplement les choses telles qu’elles sont. Voir les choses de façon objective et sans jugement ouvre une voie hors du rêve de l’enfer. Si nous voulons être sûrs de voir les choses clairement et de ne pas faire de suppositions, il nous faut poser des questions à nos amis, nos êtres chers, nos collègues et nos chefs, en cherchant toujours à clarifier nos perceptions grâce à une communication claire. De cette manière nous nous libérons du poison émotionnel et nous jouissons de relations bien meilleures avec tout le monde.





Pour voir la réalité sans faire de suppositions, on doit cesser de réagir à tout de façon personnelle, sans quoi on retombe dans le « Je, moi, mien » de l’importance personnelle.




Don Miguel Ruiz :


Tout à fait. D’ailleurs, nous pouvons utiliser le deuxième et le troisième accords pour mesurer nos progrès dans notre libération du rêve. La pratique de ces deux accords peut nous montrer à quel point nous sommes ou non attachés aux personnes et aux conditions présentes dans notre existence. Puis on peut se servir du quatrième accord - « Faites toujours de votre mieux » - pour donner vie aux trois premiers dans nos expériences.


Ce quatrième accord peut aussi aider à progresser dans sa vie professionnelle. Lorsqu’on fait de son mieux dans chaque tâche, on vit intensément et on est productif au travail. La plupart des gens travaillent avant tout pour la récompense - le chèque de paie - plutôt que pour le travail lui-même, ce qui les empêche de donner le meilleur d’eux-mêmes. Lorsqu’on devient maître dans l’art d’agir pour agir, pour le travail lui-même, sans attendre de récompense, on prend plaisir à tout ce qu’on fait. En faisant de notre mieux dans chaque activité, en nous y donnant sans résistance, nous transformons le travail en une source de bonheur, et nous disposons de beaucoup plus d’énergie pour jouir de la vie.





Est-ce que ces Quatre Accords Toltèques ne sont pas un appel à l’éveil, nous faisant prendre conscience des croyances limitatrices, fondées sur la peur, qu’il faut reprogrammer pour être heureux ?




Don Miguel Ruiz :


Absolument. Lorsque nous prenons conscience que nous créons tout le drame de notre vie à cause des croyances qui se manifestent sous forme d’expériences, nous sommes libre de changer de rêve. Chaque fois que nous brisons un vieil accord qui nous fait souffrir et que nous le remplaçons par un nouvel accord qui nous rend heureux, nous gagnons davantage de puissance. Plus nous devenons fort, plus nous pouvons briser d’autres accords, jusqu’à ce que notre pouvoir soit tel que nous puissions recouvrer notre volonté et nous libérer totalement du rêve de la planète.


Par une pratique patiente, étape par étape, on peut se libérer de sa dépendance à la colère, à la jalousie, à l’auto-apitoyement. On peut se débarrasser définitivement de croyances limitatrices telles que « je ne suis pas aussi bon que les autres », ou « je ne réussirai jamais ». Lorsqu’on met ces Quatre Accords Toltèques en pratique avec conscience et persévérance, on devient un maître du rêve qui renonce à sa dépendance à la souffrance et qui transforme sa vie en un nouveau rêve, celui du paradis sur terre.



Propos recueillis par Olivier Clerc


Site Web de don Miguel Ruiz :

http://www.miguelruiz.com
Information sur ses séminaires en langue française :
Le Cercle de Vie, P.O Box 22422 Santa Fe NM 87502, USA.
E-mail :
circlif@cybermesa.com
Site : www.cercledevie.com


Tags : Les Quatres accords Tolteques




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LES CHRESTIANS


Peu d'événements étaient susceptibles d'étonner l'homme de l'époque médiévale car il survivait alors à grand-peine. Lorsqu'il avait résisté aux hivers rigoureux, aux guerres féodales et aux fléaux, il acceptait sans trop se formaliser les incursions de l'irréel ou du fantastique dans le réel. D'ailleurs, la frontière était floue entre l'imaginaire et levécu et les phénomènes étranges pouvaient communément être acceptés comme des signes d'uneautre réalité. L'Eglise elle-même saisissait les esprits en évoquant la présence immanente du malin et en décrivant les forces obscures de démons immatériels. La mort faisait partiedu quotidien et chacun se savait continuellement menacé.


Qui étaient les Chrestians qui vécurent près de six siècles en Europe, et d'où venait réellement ce peuple qui tomba du ciel pour s'installer en France à l'époque médiévale?


Seul cet aspect de la pensée médiévale peut expliquer que, en l'an 800, sous le règne des Carolingiens, les habitants de la vieille ville de Lyon n'aient pas été choqués de l'apparition de surprenants objets descendants du ciel. Les Lyonnais franchirent les portes fortifiées de la ville et gagnèrent avec force cris les champs où venaient de se poser les " vaisseaux ". Ils furent rapidement encerclés, puis un grand silence se fit lorsque le premier pilote sortit de l'engin. Comme les citadins ne comprenaient rien à son langage inconnu, il fut décidé sans autre forme de procès de s'emparer de ces êtres.



Les " pilotes venus du ciel " furent immédiatement cloués sur des planches et confiés au courant de la Saône et du Rhône. Ainsi pensait-on châtier ces étranges visiteurs qui " venaient sur Terre pour abîmer les récoltes par le fracas de leurs terribles engins volants ".


Ce châtiment était supposé dissuader d'autres visiteurs célestes qui, voyant du ciel leurs compagnons emportés par les flots, se seraient tenus à distance de la Terre. Pourtant, des chroniqueurs médiévaux rapportent que, quelque temps plus tard, apparurent en grand nombre,dans nos régions et sous nos climats, des êtres aux caractéristiques physiques pour le moins étonnantes. Bien que d'abord persécuté, ils furent peu à peu tolérés jusqu'à vivre à côté des humains. Relégué au rang des bannis, ils s'organisèrent de façon autonome en marge de lasociété. Les représentants de cette race maudite furent baptisés " Chrestians ", " Gézitains ", " Gahets ", " Agots ", ou encore " Cagots ".


Les nombreux historiens à s'être penchés sur l'histoire de cet étrange peuple dispersé, retrouve, aux quatre points cardinaux de l'Europe, la même description de ces êtres que celle qui fut faite en France. Les Chrestians ont des caractéristiques physiques étranges : ils sont chauves, ils n'ont pas de pavillons d'oreilles visibles ( à leur place, on distingue deux trous, comme chez les sauriens ), ilsont les pieds et les mains palmés et ils dégagent une chaleur corporelle absolument anormale. Ce sont des particularités, maintes fois relevées, qui firent qu'on les relégua longtemps en tribus, aux portes des cités où ils érigeaient des sortes de faubourgsautonomes. Comme on considérait alors qu'ils avaient un aspect repoussant, obligation leurétait faite d'être amplement vêtus, encapuchonnés et chaussées. Ceci étant, même soigneusement vêtus, les Chrestians avaient pour autres obligations de porter, cousue surleurs vêtements, bien visible sur la poitrine, une patte d'oie séchée et peinte en rouge. Cette signalétique rappelée à la population que ces êtres avaient des pieds et les mains palmés !


On pourrait voir dans ces descriptions le fruit d'un ramassis de légendes et de faussesinformations colportées par la rumeur si, au XVIe siècle, Ambroise Paré ( 1509 - 1590 ), lepère de la chirurgie moderne, affecté au service du roi Henri II, ne s'était scientifiquement penché sur cette étrange race, maudite depuis déjà trois siècles.


À l'époque, les Chrestians, qui vivaient isolés, n'avaient perdu aucune de leurs caractéristiques physiques et physiologiques consignées sous les Carolingiens. Ambroise Paré passa plusieurs semaines à les étudier en s'efforçant de ne pas se laisser influencer, il s'attacha à accumuler de véritables constatations médicales et à les consigner soigneusement par écrit. Il rapporte notamment leur capacité prodigieuse à pratiquer la " momification par magnétisme ". Cet exercice, rapporté ici dans le vieux français d'origine, est supposé révéler la puissance du magnétisme personnel: " l'un d'iceux tenant en sa main une pomme fraîche, icelle après apparaisoit aussi aride et ridée que si elle eut restée l'espace de huit jours au soleil ". Ambroise Paré explique cette réaction par la chaleur anormalement élevée dégagée par leur corps. On a dit que lors d'une saignée, est sorti de ses veines un liquide presque bouillonnant et d'une teinte entre le bleu et le vert. Ces caractéristiques firent qu'un arsenal juridique spécifique fut mis sur pied afin de les mettre au ban de la société et d'éviter qu'ils ne se mêlent aux humains.


Vivant en groupes dans les faubourgs des cités, ils avaient leurs propres cimetières où ils étaient systématiquement inhumés sans prêtre ni office religieux. Ils ne pouvaient exercer qu'un seul métier, celui de tonnelier car au Moyen Âge le boisétait réputé ne pas véhiculer les maladies. Ces êtres étranges ne vivaient cependant pas dans la misère car ils avaient un grand sens des affaires. D'anciennes archives notariales nous ont laissé des inventaires de biens établis après le décès de Chrestians. On peut découvrir la description d'un niveau de vie très évoluée. Ces textes montrent, en outre, queces hôtes étranges possédaient une capacité juridique relativement évoluée pour l'époque.C'est probablement pour éviter le développement d'une économie parallèle indépendante qu'un arsenal juridique draconien fut alors mis en place. Ainsi, bien qu'interdits des cités, les Chrestians pouvaient posséder des maisons intra muros à condition de ne pas les habiter eux-mêmes. Ceux qui étaient tentés de louer leurs propriétés à un humain devait obligatoirement passer par l'intermédiaire d'un gérant non Chrestians. Bref, un racket bien organisé a rapidement rendu tout à fait tolérable la présence de ces populations marginalisées.


Ceci étant, la tolérance n'aurait pas pu aller jusqu'à l'intégration : il leur était interdit de se marier, et plus encore de s'accoupler avec des humains. D'ailleurs, l'idée faisait sourire à l'époque car on semblait ne rien connaître de leur mode de reproduction. La rumeur populaire les disait bisexués au point que jamais on ne parlait d'eux en utilisant un genre ! C'est lors d'un procès que la discrimination était encore plus forte : il fallait les serments ou les témoignages de 7 Chrestians pour pouvoir rivaliser avec celui d'un humain ! Les choses continuèrent ainsi pendant tout le Moyen Âge mais, peu à peu, les Chrestians se sont fondus dans la population et, c'est peut-être le signe de leur intégration, au XVIIIe siècle, seul le folklore parle d'êtres aux caractéristiques aussi étranges. L'histoire devait accélérer la disparition du peuple banni.


La révolution de 1789 donna naissance au " Droits de l'Homme ". Les Chrestians devait immanquablement en profiter. Néanmoins, compte-tenu de l'étrangeté de leurs caractéristiques, une vaste étude médicale fut organisée afin de savoir si, oui ou non, ils pouvaient être considérés comme des hommes jouissant de la plénitude de ces droits nouvellement acquis. Les conclusions de l'examen révélèrent que les spécimens examinés n'étaient affectés qu'approximativement des symptômes décrits par Ambroise Paré et les chroniqueurs du Moyen Âge. Dès lors, les Chrestians purent se fondre et se couler dans l'anonymat de la ville, achever la totale dilution de leurs caractéristiques et occuper jusqu'aux plus hautes fonctions au sein de l'état sans que leurs origines puissent même lors être rappelées.


Pourtant, après les glorieuses victoires de l'Empire, auxquelles bon nombre d'entre eux avait efficacement participé, un reste de mépris existait encore à leur égard dans les campagnes.Quelques Chrestians y revinrent malgré tout, chargés de gloire. On possède même le témoignage de l'un d'eux, se plaisant à venir bruyamment, avec du retard, aux offices du dimanche, couvert de toutes ses médailles bravement gagnées. Vingt années plus tôt, n'ayant pu imaginer mettre les pieds dans l'église d'une ville ou d'un village, il bravait enfin ses anciens tortionnaires, analphabètes pour la plupart, afin de voir si l'un d'eux aurait eu,s elon ses propres termes, " l'envie de venir lui friser les moustaches ".


Rares sont les scientifiques modernes qui se penchèrent sur ce phénomène historique. Les thèses ou écrits rédigés sur les Chrestians se comptent sur les doigts d'une main. À la faculté d'histoire, on consacre aujourd'hui un cours à l'énigme des Chrestians mais leur origine reste toujours inexpliquée. Certains auteurs du XIXe siècle ont avancé l'hypothèseque selon quoi ces étranges individus auraient pu être des lépreux. Cette thèse ne tient pas car la façon dont ils étaient traités ne ressemble pas au traitement particulier et aux signes distinctifs imposés aux lépreux au Moyen Age. En outre, des cimetière de Chrestians des XIIe et XIIIe siècles, récemment fouillés, laissent entrevoir des squelettes parfaitement sains, dépourvus des terribles lésions osseuses que l'on peut observer sur les restes des lépreux. D'autres chercheurs avancèrent l'hypothèse selon laquelle les Chrestians seraient les descendants de Sarrasins restés sous nos climats après les invasions. Or les chroniques du Moyen Âge assurent que les rares Chrestians non chauves portant les cheveux longs les avaient invariablement " blond comme blé au soleil ". On a aussi parlé d'éventuels descendants de Vikings mais ces derniers étaient déjà, depuis longtemps, intégrés à la société européenne.


Le milieu purement scientifique, en dehors d'Ambroise Paré, ne s'est jamais préoccupé de savoir qui était vraiment les Chrestians, se contentant d'affirmer péremptoirement que " des êtres bisexués, sans oreille, aux doigts palmés, avec un sang vert et chaud n'existaient pas ". Pourtant, en reprenant certains éléments de leur histoire, on peut, par exemple, être frappé par l'aspect de saurien qui fait du Chrestian un parfait extraterrestre, semblable à ceux décrits par les contactés depuis le milieu du XXe siècle ! Ensuite, fait encore plus troublant, ces êtres " venus de nulle part " débarquent en Occident et principalement en France, juste après qu'y soit apparue une inexplicable invasion de vaisseaux aériens dont les pilotes, une fois pris,étaient systématiquement jetés dans les rivières après avoir été cloués en croix. Ne faudrait-il pas voir en eux des survivants de débarquement durement réprimés, résultat d'un exode planétaire pacifique, plutôt que d'une tentative de colonisation ?


Ces vaisseaux apparus en grandes quantités, comme le décrivent si bien les documents de l'époque appelés capitulaires, n'ont finalement été remarqué que là où il y avait des témoins pour les voir, c'est-à-dire près des cités. On peut penser que la plupart de ces engins ont pu finalement débarquer sur Terre le plus paisiblement du monde. Quoi d'étonnant, dans ce cas, à ce que cette population aux caractéristiques physiologiques particulières ait formé une population rapidement mis à l'écart des villes ? Pendant plus de six siècles, ces hommes sont restés " les maudits " de notre histoire et il leur faudra attendre le XIXe siècle pour se fondre définitivement dans les rangs de la population terrienne. Pour approcher un peu plus le mystère de cette population paria, le château médiéval de Nestes ( IXe - XIe siècles ), dans les Hautes-Pyrénées, a ouvert le musée des Cagots. On y apprend notamment que l'on interdisait à ces " intouchables " du Moyen Âge de boire aux fontaines de peur qu'il ne les souille!





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LES GUANCHES


Les archipels des Canaries et des Açores constitueraient les ultimes vestiges du continent englouti. Qu'on soit d'accord ou pas avec cette hypothèse, il faut reconnaître que l'origine des premiers Canariens pose un réel problème ethnologique. Quand les navigateurs français débarquèrent en 1406 pour la première fois aux îles Canaries, ils se trouvèrent en présence d'indigènes au teint clair et de taille haute, qui se désignaient eux-mêmes sous le terme de Guanches, mot qui veut dire " homme ". Chacune des sept îles de l’archipel des Canaries, abrita une culture propre mais apparentée, jusqu’à leur extermination par la conquête espagnole (1402-1500) : les Guanches ont cependant laissé des momies et des pyramides...


Les archipels des Canaries et des Açores constitueraient les ultimes vestiges du continent englouti. Qu'on soit d'accord ou pas avec cette hypothèse, il faut reconnaître que l'origine des premiers Canariens pose un réel problème ethnologique. Quand les navigateurs français débarquèrent en 1406 pour la première fois aux îles Canaries, ils se trouvèrent en présence d'indigènes au teint clair et de taille haute, qui se désignaient eux-mêmes sous le terme de Guanches, mot qui veut dire " homme ".


Lorsqu'il fut possible de comprendre leur langue, les Français furent étonnés de voir que les Guanches se croyaient seuls au monde, persuadés d'être les derniers survivants d'une terrible catastrophe qui, plusieurs millénaires auparavant, avait anéanti l'humanité toute entière. Pendant près de 60 ans, les Français vécurent en harmonie avec les populations locales.


Au début, cependant, le peuple guanche s'opposa à cette incursion étrangère. Avant que Jean de Bethencourt chambellan de Charles VI, puisse étendre son hégémonie sur les Canaries, ses troupes eurent à faire face à la résistance désespérée des Guanches qui préféraient la mort à la servitude.


Dans ces combats, les Français reconnurent le courage et la bonne foi de ces indigènes. Jean de Béthencourt racontera d'ailleurs lui-même que ses soldats s'étant emparés d'un groupe de femmes réfugiées dans une grotte de Fuerteventura, ils virent l'une d'elles étrangler son enfant pour qu'il ne tombât pas entre les mains des envahisseurs.


La conquête de l'archipel des Canaries par les Espagnols, en 1478, acheva de réduire ce peuple à l'impuissance. Dans ce même temps, une épouvantable épidémie, appelée par les Espagnols " modorra ", décima les Guanches qui n'avaient pas accepté la défaite. Dès lors, les survivants se virent offrir le baptême et leurs noms désormais hispanisés se confondirent bientôt avec ceux des conquérants.


Les ethnologues anciens et modernes qui ont étudié la nature de cette race guanche ont distingué deux types bien distincts. L'un, le plus répandu, de taille haute supérieure à 1,80 m, imberbe, aux yeux et à la peau clairs, et au front de penseur. L'autre, de taille plus réduite, avec une peau sensiblement plus brune, des yeux de jais et un profil convexe qui révélerait un origine sémite. Il y a encore, mais de façon très localisée, à Gomera, des individus de courte taille et à tête large. Les Français d'abord, puis les Espagnols, furent très étonnés d'observer ce peuple guanche aux mœurs si archaïques, mais héritiers d'une civilisation évoluée et originale. Tout en ignorant l'usage des métaux et des tissus et n'utilisant que des outils en pierre, ils connaissaient en revanche l'écriture, l'astronomie et appréciaient la poésie. Leur législation, encore, était très élaborée et leur religion avait des rites compliqués. L'alphabet des Guanches, fort heureusement recueilli par les premiers missionnaires envoyés aux Canaries, ressemble aux alphabets des langues sémitiques (Phénicien, Carthaginois, Hébreu). Mais on a découvert à plusieurs reprises dans les îles de l'archipel, des inscriptions en caractères inconnus. Lors d'un voyage effectué sur place, Robert Charroux a pu photographier une des ces inscriptions alphabétiformes à La Caleta (île Hierro).


Les linguistes ont pu établir certaines connexions entre le Guanche et les dialectes parlés par les Touaregs et par les Berbères, et plus spécialement par les Senhadja qui habitent le Hoggar. Des traces d'influence arabe semblent certaines. Il ne fait aucun doute, pour le moins, que le monde antique connut l'existence des Guanches. Ainsi, le roi de Mauritanie, Juba II, qui vivait au Ier siècle de notre ère, nous parle des îles habitées par cette ethnie. II vante leur nombreuse population et leur prospérité. L'île actuelle de Ténériffe, aux riches plantations de palmiers dattiers, était appelée jadis " Junonia ". Plus loin encore dans les siècles, Platon lui-même décrit les Guanches comme de grands hommes blonds, mais il leur prête aussi une maîtrise incomparable dans l'art de traiter les métaux et d'édifier les cités. Ce qui est incontestablement à l'opposé des possibilités guanches du XVème siècle, qui n'utilisaient plus qu'un outillage d'os, de pierre ou de bois, et aménageaient des grottes pour y habiter.

En rapport encore avec d'anciennes relations entre les Guanches et des peuplades du Sahara, le colonel Braghine cite une trouvaille près de San Miguel, dans l'île de Ténériffe, d'une soixantaine de momies, environnées d'un grand nombre de poteries et de peaux de lion. Or, souligne cet auteur, " ce qui a plongé les savants dans une grande perplexité, c'est que le lion n'a jamais existé sur ces îles ! "( L'énigme de l'Atlantide, 1952).


Le rapprochement linguistique du guanche et de l'arabe constituerait pour plusieurs auteurs une preuve de l'origine atlante de la population des Canaries. Les Touaregs avec qui ils auraient été en rapport, ancêtres eux-mêmes des Garamantes, seraient les descendants de ce " peuple de la mer " refoulé de la Vallée du Nil par les soldats du Pharaon Ramsès Il au XIIIe siècle avant notre ère.


Récemment enfin, des anthropologues ont fait observer une prédominance du groupe sanguin O parmi les Canariens de souche. Or, avec eux se signalent les Basques et les Corses. Si il est à peine besoin de souligner combien le " mystère " basque n'a toujours pas été élucidé, on se souviendra que les Corses furent entraînés dans l'immense déferlement des envahisseurs venus du Nord.


LA RELIGION


Les Guanches semblent avoir été monothéistes : explorateurs espagnols et chercheurs actuels s’accordent à dire qu’ils vénéraient le soleil et l’eau, synonymes semble-t-il de vie ou survie dans une société basée sur l’agriculture et l’élevage. On relève également l’existence d’un jurement ( Mageb ) sur le soleil et le Telde, le majestueux volcan qui surplombe l’île de Ténériffe.


Comme dans l’Europe néolithique, les Guanches vouaient une importance particulière à l’élément féminin, en tant que symboles de fertilité et de fécondité que personnifiait la femme. Celle-ci jouissait donc d’une place privilégiée au sein de cette communauté fortement hiérarchisée, dont témoignent les rituels de momification et la richesse des matériaux ( peaux essentiellement ) dans les sépultures.


RITES FUNERAIRES ET MOMIFICATION


La religion monothéiste des Guanches semble avoir associé leurs momies à des motifs peints, et gravés tant sur le mobilier funéraire que sur les parois des cavernes où les rites étaient pratiqués. En effet, les Canariens y déposaient leurs morts, le plus souvent en décubitus dorsal. Les sépultures collectives étaient courantes et aménagées de murets pour compartimenter les corps en diverses niches. Nobles et notables bénéficiaient, quant à eux, de tumuli ou de grottes artificielles selon le cas, très fréquents sur l’autre île de Gran Canaria. Les tumuli sont inexistants sur Ténériffe, et les grottes artificielles de Gran Canaria étaient généralement regroupées en nécropoles.


La momification semble avoir été réservée aux seuls nobles et notables ( menceys ), quoique la variété des procédés donne à penser que le reste de la population ait pu aussi en bénéficier. La technique consistait en une éviscération préalable pratiquée pour les seuls menceys, mais le cerveau n’était jamais extrait comme en Egypte ancienne. Le corps était ensuite recousu et exposé au soleil pour dessèchement, avant d’être ceint de bandelettes végétales et enveloppé d’un linceul en peaux travaillées.


Les momies exhumées depuis les grottes ont été retrouvées souvent enveloppées de jonc, avec leurs viscères placées dans des récipients déposés près du corps, ce qui rappelle là la pratique des vases canopes en Egypte.



On a également observé divers cas de trépanation, sans doute à des fins thérapeutiques ou chamaniques. Enfin, s’il nous reste peu d’éléments sur leur culte des morts, on connaît néanmoins quelques pratiques qu’avaient les menceys nouvellement élus sur le corps de leurs prédécesseurs.


LES PYRAMIDES DE GUIMAR


Sur le plan architectural, l’île de Ténériffe recèle le lieu archéologique le plus spectaculaire de tout l’archipel : le site de Güímar compte plusieurs pyramides à étages, avec une orientation nord-sud sur l’axe du solstice d’été. La perfection de la taille de diverses pierres d’angle comme les structures pyramidales leur confère un caractère cérémoniel, voire astronomique : puisque l’Institut d’Astrophysique des Canaries en considère le sommet comme propice à l’observation du ciel.



Entre les pyramides, diverses places ou aires délimitées auraient pu servir de lieu de culte ou d’expériences sur les cultures. En effet, l’observation des mouvements de la lune et du soleil peut avoir servi à l’identification de cycles agricoles, comme semble l’étayer leur localisation près des points d’eau d’une part, et l’abondance de gravures rupestres attenant aux astres comme au cosmos d’autre part.


près un siècle de conquête, les quelques 70 000 Guanches estimés pour 1402 ( dont ~30 000 sur Ténériffe et autant à Gran Canaria ) avaient déjà étaient réduits au tiers au début du XVIe siècle. Cette baisse drastique de leurs effectifs est due moins aux guerres contre l’envahisseur qu’à leur asservissement en esclavage vers l’Espagne.


Si la langue et le système sociopolitique des Guanches ont aujourd’hui disparu après leur destruction systématique par les conquistadors, pratique qu’ils poursuivirent ensuite en Mésoamérique, les abondants témoignages d’époque et la recherche contemporaine apportent quelques lumières, telle leur parenté linguistique avec la langue des peuplades berbères des XIXe et XXe siècles… On ne peut donc qu’imaginer ce qu’étaient ces hommes perdus au large des côtes africaines, ces bâtisseurs de pyramides soigneusement taillées et construites, qui alimentèrent des siècles plus tard les théories diffusionistes de Thor Heyerdahl.





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PEUPLE DES ETOILES


Tout a commencé en 1995, avec la naissance d'un bison blanc femelle dans le Wisconsin. Nommé "Miracle", ce bébé bison blanc était la première femelle à naître depuis des générations. Aussitôt, Floyd Hand, un homme-médecine Lakota (speaker à mes côtés dans les congrès "Connaissance des Etoiles" aux USA) annonça et écrivit dans le magazine Américain "Spin" : "Pour nous les Indiens, c'est comme le Retour du Christ pour les blancs".


La Nation Lakota-Dakota-Nakota (Sioux) a reçu il y a plusieurs siècles la visite d'un être spirituel femme (apparition physique comme Marie pour les blancs), qu'ils appelèrent White Buffalo Calf Woman, la "Femme Bison Blanc". Cette femme magnifique, irradiante de Lumière, habillée à la mode Indienne d'une robe de daim blanc, donna aux Lakotas les plus hauts enseignements spirituels et des rituels de paix à observer avec la "Chenupa" (le Calumet de la Paix), et à partager avec toutes les autres tribus de "Turtle Island" comme les Indiens appellent l'Amérique du Nord, sans notions de frontières.


Après le passage de Buffalo Calf Woman, des prophéties furent données à diverses tribus, non seulement que l'homme blanc viendrait détruire la civilisation Amérindienne, voire la planète entière, mais que viendrait ensuite la "Nation du Bison", une fusion de la race Rouge, en unité et harmonie, avec une partie (ferment de nouvelle société), des races Blanche, Noire, et Jaune.


La Nation du Bison serait à comprendre également comme la venue des Nations des Etoiles (civilisations des autres systèmes stellaires). L'une des prophéties disait que le commencement de ces temps serait annoncé par la naissance d'un bébé bison blanc femelle, dont la robe changerait de couleur, blanche, puis jaune, rouge et noire.


Exactement ce qui est survenu à "Miracle". Pour renforcer les prophéties, d'autres bisons blancs femelles naquirent après "Miracle", dont une au moins dans une réserve Indienne. Voyant l'accomplissement des prophéties, Arvol Looking Horse, le Gardien de la 19ème génération du Calumet Sacré de la Femme Bison Blanc pour la nation Lakota-Dakota-Nakota, lança un appel pour un jour de prière et de paix mondiale pour le 21 juin 1996.


Les leaders spirituels, gardiens d'objets sacrés et hommes et femmes médecine de nombreuses tribus se réunirent à Grey Horn Butte dans le Wyoming à " Devil's Tower " , la montagne sacrée ( Celle du film " Rencontres du 3e Type ").


Cette réunion fut un effort conjoint des chefs Indiens et des leaders du New Age. Le New Age est considéré aux USA comme partie intégrante de la société et ferment d'une nouvelle civilisation, alors qu'il est mal considéré en France. Les anciens et leaders spirituels des différentes tribus d'Amérique du Nord ( Turtle Island ) parlant dans ces congrès et révélant leurs contacts extraterrestres viennent des nations suivantes, entre autres :


Plaines : Lakota - Oglala - Dakotas - Blackfoot - Nakota - Miniconjou - etc.

Est : Iroquois - Obeida - Seneca - Choctaw - Cherokee - etc.

Sud-Ouest : Hopi - Yuck - Aztèques - Apaches - Mayas - Yaqui - etc.




De plus d'autres chamanes d'autres peuples indigènes ont reçu l'instruction de venir également, ayant vu des signes d'anciennes prophéties se réalisant maintenant, disant que le temps était venu de révéler leurs origines des étoiles, l'influence des visiteurs de l'espace sur leurs cultures, croyances spirituelles et cérémonies, ainsi que l'annonce du retour imminent des Nations des Etoiles ( Chefs Maoris, Sammi/Lapons etc. ).







CHEFS ET LEADER SPIRITUELS AMERINDIENS ET LEURS VISIONS



Grandfather Titus (Hopi) : Le plus respecté des Anciens des Hopis, et gardien des Tablettes des Prophéties Hopi : "les congrès "Connaissance des Etoiles" sont une Roue de Médecine connectée avec des alignements stellaires."


Standing Elk (gardien des Lakota de l'autel sacré de l'étoile à 6 branches) : "Les Hommes-médecine Lakota/Dakota ont été amenés à partager leur connaissance des Nations des Etoiles en raison de la contamination de notre Mère la Terre et de la pollution de l'air." Standing Elk a eu des rencontres physiques avec des Etres des Etoiles, dont un de 2m30 dans une salle de vaisseau emplie de lumière et d'ordinateurs fonctionnant d'après la pensée. Standing Elk dit que Jésus était un homme des Etoiles. Standing Elk dit que les Etres des Etoiles sont ici pour nous enseigner, pour déclencher une croissance spirituelle et pour nous préparer aux changements terrestres qui arrivent. Les Etres des Etoiles sont inclus pour les Indiens dans la salutation sacrée : "Mitakuye oyasin" (je suis relié avec tous). Les extraterrestres communiquent télépathiquement avec les Indiens. Le langage spirituel des Sioux était fait au départ pour stimuler la communication télépathique. Les mêmes êtres des étoiles ayant visité les Sioux ont également visité les Hopis. Les Etres des Etoiles et les Indiens ont le même ADN. Les quelques E.T.s renégats qui ont collaboré avec le "Shadow Gouvernment", comme disent les Indiens, terminent maintenant leurs derniers méfaits".


Looks-For-Buffalo (Oglala) : "Les Avatars (jésus, Bouddha etc. et White Buffalo Calf Woman, sont des êtres des étoiles. Chaque tribu Indienne a sa propre race extraterrestre comme "alter-égo", contrepartie d'origine. Les Etres des Etoiles reviendront aux temps des changements terrestres, les premiers signes étant inondations, feux et tremblements de terre. White Buffalo Calf Woman, la Femme Bison Blanc, va revenir sur Turtle Island (Amérique du Nord). Chacun de nous peut attirer les Etres des Etoiles, mais uniquement avec pureté de cœur et d'intention".


Paula Underwood (Iroquois) : "Les Iroquois ont reçu un message télépathique d'extraterrestres leur disant : 'Nous arrivons'. Les Sages Iroquois répondirent : 'Ne venez pas, nous ne sommes pas prêts'. Les Etres des Etoiles répliquèrent : 'Préparez-vous vous-mêmes".


Henri Charger (Lakota), parle de nombreuses visites extraterrestres chez les Sioux durant les cérémonies de Sweat Lodge. Il rappelle la visite d'une jeune et magnifique femme lumineuse, au teint pale, la Femme Bison Blanc, qui apparu à deux scouts Lakotas. L'un eut des pensées de luxure pour elle et périt rapidement. L'autre rapporta ses enseignements aux Lakotas. "Aujourd'hui, nous avons le même choix en ce temps de retour des Nations des Etoiles."


Steve Red Buffalo (Lakota) : "Les Sioux viennent des 7 étoiles des Pléiades, qui sont connectées avec la "chanupa", la pipe sacrée."


Holy Bull (Lakota), Medicine Man : "Il existe des autels rituels sacrés dans les sites sacrés Indiens, où la connaissance des Etres des Etoiles est conservée et honorée. Ces endroits envoient un rayon "laser" bleu vers le ciel, que les nations des Etoiles peuvent voir comme des Phares. Les UFOs survolent souvent Bear Butte, le cœur sacré des Black Hills."


Rod Shenandoah (Blackfoot-Oneida), Medicine Man : "Les Indiens se considèrent eux-mêmes privilégiés d'avoir des visites régulières d'êtres des Etoiles durant les cérémonies et voient ces événements comme "sacrés". Cela fait partie de leur vie."


Eagle Man (Ed McGaa), militant du Mouvement Indien et écrivain : "Les sociétés extraterrestres sont âgées de millions d'années. Les Indiens espèrent que les êtres de l'espace vont bientôt venir."


Rod Skenandore (Blackfoot), ayant travaillé avec la NASA : "Nous avons été prévenus que les E.T. arrivaient MAINTENANT". Il a été plusieurs fois à bord de vaisseaux extraterrestres.


Wobleza (Dakota) : a été visité durant une "Inipi" (Sweat Lodge), par un grand vaisseau argenté de la Nation du Bison. "De Petits Anciens viennent maintenant dans les enfants qui naissent, qui parleront de façon précoce. La naissance du bison blanc femelle est le signe du retour des Nations du Bison depuis les Etoiles."


Pathfinder et Silver Star (Cherokee ): "Les symboles galactiques ont une double interprétation, en tant que Loi Universelle et en tant que Loi Spirituelle. Ces Lois sont encodées dans nos spirales ADN. Nous sommes responsables de la vibration selon laquelle nous vivons, donc attirez la lumière." "Les Nations des Etoiles font les cercles dans les champs de blé et vont atterrir bientôt"."Tout le karma auto-destructeur de l'Atlantide et de la Lémurie a été guéri." "Le Serpent à sonnettes Diamondback (Quetzalcoatl/Kulkulkan) nous demande de l'inviter en nous pour transmuter le faux ADN. Chacun peut devenir Christ, Quezalcoatl. Soyez en équilibre avec les êtres élémentaux de la terre, de l'air, de l'eau, du feu, de l'éther, de la manna et vibration."


Grandmother Windrider (Maya) : avant ce temps, il ne lui était pas permis de parler aux blancs de la tradition Maya gardée par les femmes. "Des changements extrêmes vont survenir"."Le nettoyage du karma est terminé. Les choses s'accélèrent. Ne soyez plus bloqués par des comportements de victimes. Les Mayas, Toltecs et Olmecs, ont une tradition de contacts avec les Ets.". "Les Portes des Etoiles se mettent en position pour permettre aux avatars de l'espace d'arriver." "Vos corps subissent une bonne mutation pour vous préparer pour le millenium.". "Dans les changements terrestres qui arrrivent, ceux qui ne seront pas capables de faire la transition dans le 5e Monde, se réincarneront ailleurs, sur une planète dans un stade d'évolution plus primitif que la Terre a été. Certains se réincarneront ici pour nettoyer les débris, et aider à la transition vers une société mondiale de plus haute conscience. Certains seront pris par les Nations des Etoiles pour vivre volontairement avec eux." "Les changements arrivent, avec un planétoïde qui approche. Elevez votre vibration, pour ne pas être pris dans cette vague d'énergie.". "Apprenez les techniques de survie dans la nature." "Cette société est malade. Il est temps que les femmes se réunissent pour se guérir entre elles, ensuite elles pourront aller guérir les hommes."







PREDICTIONS DES HOPIS



Une première série d'avertissements avait eu pour but d'alerter les Anciens Hopis futurs de l'approche de cet avènement ; signe qui leur était donné de rompre le silence et de livrer au monde une deuxième série de prédictions annonçant l'imminence de la purification par le feu.






Première série de prédictions :



Avertissement : Un cheval de fer viendra au pays de l'homme rouge.

Réalisation : Le chemin de fer a été construit au XIXe siècle.


Avertissement : L'homme blanc dressera des fils de métal dans le ciel.

Réalisation : Ce sont les lignes télégraphiques au XIXe, et, au XXe siècle les câbles porteurs d'électricité.


Avertissement : Des toiles d'araignées sillonneront le ciel.

Réalisation : Ce sont les traînées de condensation des avions.


Avertissement: Les puissances du rouge, de la svastika et du soleil menaceront l'île de la Tortue.

Réalisation : Vue de l'espace, l'Amérique du nord ressemble au profil d'une tortue (Ne me demandez pas comment des voyants pré-colombiens savaient cela). Pendant la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui suivit, l'Amérique du nord fut menacée par ces trois "puissances". La croix gammée des nazis et plus tard, les forces rouges communistes russes et chinoises entourèrent l'île de la Tortue. La toute puissance du soleil brûla le sol natal lorsque l'homme blanc essaya ses bombes atomiques dans le Nevada et au Nouveau Mexique, proches de la terre sacrée des Hopi en Arizona.


Avertissement: L'homme blanc créera une gangue de cendres qui empoisonnera la terre et la rendra stérile pour des générations.

Réalisation : Les bombes atomiques encore et les radiations stérilisantes.


Avertissement : L'accomplissement de cette première série de signes autorisera les Anciens Hopi à sortir de leur long silence et à répandre le message prophétique de l'imminence de la grande purification. Ils partageront leur connaissance et leur sagesse avec les peuples du monde, afin que chacun puisse se préparer ou amortir le choc sur la Terre.

Réalisation : Il y a 50 ans, en effet, les Anciens Hopi reconnurent que le premier train de signes était avenu. Ils commencèrent donc à révéler au monde les prophéties d'une purification prochaine. Certains Anciens, tel que Thomas Banyaca, ont expliqué ces prophéties à la télévision et ont parlé devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.





La seconde et dernière série d'avertissements :



Avertissement : Une tribu d'hommes vêtus de capes rouges et coiffés de chapeaux de même viendront de l'est en grand nombre, voyageant par les airs. Ils coloniseront les terres de l'ouest américain, se disperseront et disparaîtront.

Réalisation : Lorsque les trois premiers signes précurseurs de leur prophétie, vieille de 1200 ans, concernant la transplantation de leur religion vers l'Amérique furent accomplis, les tibétains rendirent visite aux Anciens Hopi. Cette prophétie donnée par le fondateur du bouddhisme tibétain, Padmasambhava, s'énonce : "Quand volera l'oiseau de fer (l'avion) et que le cheval courra sur les routes (autos), le peuple tibétain sera dispersé comme des fourmis sur la face de la Terre, et le Dharma viendra au pays des hommes rouges". Depuis 1970, le Dalaï Lama et un certain nombre de prêtres aux capes marrons accomplissent la prophétie Hopi en visitant les Anciens Hopi, puis en poursuivant leur migration. De nombreux Hopi croient aussi que leur prophétie se complète par une seconde visite, dans les années 80, des disciples vêtus de rouge de Bhagwan Sri Rajneesh, arrivés par milliers dans l'ouest de l'Oregon. Effectivement, un groupe de partisans de Rajneesh rendit visite au chef des Anciens Hopi, Grand Père David Monogye, en 1985, pour ensuite disparaître suivis de leurs compagnons de voyage en capes rouges. Cette rencontre est très bien évoquée dans le livre :"Les Messies : Visions et Prophéties du 2ème avènement ".


Avertissement : L'homme blanc volera des roches de la lune. Ceci est un signe de danger car nous serons dans les derniers jours avant la purification.

Réalisation : Les missions Appolo ramenèrent sur Terre des centaines de kilos de roches prélevées sur la Lune.


Avertissement : L'homme blanc construira une maison permanente dans le ciel. Ceci est l'avertissement final avant la purification.

Réalisation : Les fragments de MIR ont tracé une trajectoire de feu jusqu'à l'océan, mais aujourd'hui la Station Internationale de l'Espace, bien plus permanente, parcourt le ciel. Elle sera tout à fait opérationnelle dans quelques années. On pourrait même dire qu'elle est opérationnelle et que les temps de la purification sont arrivés.




LES OLMEQUES


Les Olmèques constituent une énigme : on ignore jusqu'à leur nom véritable. Ils vénéraient le Jaguar qu'ils considéraient


comme leur ancêtre. Mais pourquoi les Olmèques avaient-ils des signes de navigation céleste s’ils ne naviguaient pas dans le ciel ?


Les Olmèques constituent une énigme : on ignore jusqu'à leur nom véritable. Celui que nous connaissons leur a été donné par les Aztèques et signifie à peu près " hommes caoutchouc" ou "les gens originaires du pays du caoutchouc", vraisemblablement parce qu'ils ont inventé le jeu de pelote avec une balle de latex (jeu qui fut populaire dans toutes les tribus indiennes).


Ce nom définit un ensemble de sites, d'œuvres monumentales et de sculptures caractéristiques, un type de céramique et divers objets et ustensiles à caractères communs. A partir de ces données, les scientifiques ont défini une identité culturelle. Les Olmèques vécurent selon C. Magni (1999) entre 1500 Av JC et 150 Après JC, mais leur existence est surtout attestée entre 1500 et 400 Avant JC. Ils furent la source d'un style artistique et d'une iconographie qui émergent au formatif (phase chronologique Olmèque).


Les ossements humains qui ont été retrouvés présentent des mutilations dentaires ou encore des déformations crâniennes. Nous n'avons pas retrouvé de trace concrète d'écriture, mais peut être des bases sous forme d'idéogrammes. Nous ne sommes pas non plus certains de la langue qu'ils parlaient. Les Olmèques ont été rattachés à la famille linguistique Maya (Coe, 1962), Mixe-Zoque (Lowe, 1977), ou encore à un ensemble multiethnique (Niederberger, 1987). Aujourd'hui, dans cette zone la langue parlée est le Popoluca, de la famille du Mixe-Zoque.


Le peuple Olmèque semble vivre de manière très hiérarchisée, selon une sorte de chefferie ou de " monarchie ", dans le sens féodal du terme. Pour Drucker (1981) il s'agirait d'une société Etatique, pour Magni (1999) d'une société clanique.


L'organisation sociale présente une phase d'évolution avancée vers la stratification en classes et la spécialisation professionnelle. La supervision des tâches, indispensable à leurs entreprises, implique nécessairement une forte hiérarchisation de la société, en fonction d'une organisation politique et sociale. L'économie semble basée sur l'intensification de la production, le stockage, l'innovation des moyens de production et une meilleure division du travail, notamment par la spécialisation. Ils créèrent de grands centres cérémoniels, et l'on pense qu'ils prirent sous leur tutelle plusieurs villages et groupes voisins en les intégrant aux centres principaux.


Une importante concentration de population, de pouvoir et de connaissances pour les groupes qui vivent dans les centres (les dirigeants, les prêtres, les artistes, les artisans et peut-être aussi les marchands). Les dirigeants semblent avoir le privilège de l'accès à la maîtrise des connaissances et l'exclusivité de certaines fonctions. Les familles d'élites semblent s'affilier aux divinités et s'en proclament les descendants. Tout porte à croire que le pouvoir était héréditaire. La population qu'ils dirigeaient semble être importante; la structure sociale se voit du même coup, allant vers la complexification. L'architecture elle-même est le reflet de cette hiérarchie. On trouve des édifices publics et des bâtiments privés, de factures très variables, montrant bien la place privilégiée de certains. Il existe aussi de nombreux colliers, pendentifs, miroirs et parures portés, sans nul doute, par ces dirigeants.


L'agriculture est l'une des ressources principales de subsistance (le maïs est domestiqué dés 2250 avant JC), l'homogénéité du milieu tropical humide favorise cette activité. L'écosystème est riche et varié. Les premières communautés sédentaires du Tabasco et du Veracruz ne sont pas que des agriculteurs, mais également des collecteurs de crustacés et de mollusques. La cueillette, la chasse et la pêche sont aussi pratiquées, et la domestication semble faire son apparition très tôt (chiens ou encore dindons).


Les anciens Olmèques avaient élaboré des formules de navigation céleste.


L’astronaute de la NASA Gordon Cooper expose ses convictions quant à l’existence d’une intelligence extra-terrestre, et évoque même la haute probabilité selon laquelle une prise de contact aurait déjà eu lieu. Son équipe photographique de la base d’Edwards, en Californie, a capturé sur la pellicule l’atterrissage d’un engin en forme de disque. Gordon Cooper affirme aussi qu'au cours de ses dernières années à la NASA, s'être intéressé à la chasse aux trésors sous-marins au large du Mexique. Un jour, accompagné d’un photographe du National Geographic, il a embarqué à bord d’un petit avion pour une île située dans le Golfe du Mexique. Là, les autochtones ont attiré son attention sur des monticules de forme pyramidale, sous lesquels il a trouvé des ruines, des objets façonnés et des ossements et il s’est avéré que ces objets dataient de 5 000 ans ! Après avoir contacté le Gouvernement mexicain, il a été mis en relation avec le responsable de l’Institut d’Archéologie Nationale, Pablo Blush Romero. L’astronaute et l’homme d’Etat sont retournés sur les lieux des fouilles, accompagnés cette fois-ci d’une équipe d’archéologues mexicains. La date des ruines a été confirmée à 3 000 avant J.C.


En comparaison avec les autres civilisations évoluées, on en savait alors relativement peu sur les Olmèques qui ont sculpté les immenses statues de leurs visages, lesquelles statues nous indiquent qu’ils étaient originaires de l’Afrique Noire. La civilisation olmèque était remarquable et parmi les découvertes qui ont le plus intrigué Gordon Cooper, il y avaient ces inscriptions qui, une fois traduites, se sont avérées être des formules mathématiques utilisées de nos jours dans le cadre de la navigation, ainsi que des tracés précis de constellations, dont certaines n’ont été officiellement découvertes qu’avec l’invention du télescope moderne. Ce sont ces découvertes qui, davantage que les expériences de Cooper en tant qu’astronaute, ont motivé l’écriture de son livre. « Cela m’a amené à me poser les questions suivantes : Pourquoi les Olmèques avaient-ils des signes de navigation céleste s’ils ne naviguaient pas dans le ciel ? Et si « quelqu’un » leur avait transmis ces connaissances, de qui pouvait-il s’agir ? »


L'un des plus grands efforts technologiques entrepris par les Olmèques est la construction des premiers systèmes de contrôle hydraulique de la Méso-Amérique préhispanique, à San Lorenzo ou encore à La Venta, avec des réseaux de canalisations souterraines. Les Olmèques sont également des innovateurs, dans le domaine de l'organisation des centres cérémoniels : ils orientent les édifices en fonction des points cardinaux. Les plans sont stricts et les axes précis, ils ne laissent rien au hasard. Les édifices sont de très grandes dimensions, construits en terre et en argile, on trouve parfois quelques éléments d'architecture en pierre (dallages, colonnes, murs), mais cette architecture reste tout de même assez rudimentaire. Les grands centres urbains que l'on connaît, comportent des monuments pyramidaux, des monolithes sculptés, des plates-formes, des stèles, des autels et des caches pour les figures votives. Ils pratiquent également l'ensevelissement d'offrandes (selon Soustelle, 1979, ils en seraient les initiateurs) et semble t-il la mutilation des oeuvres.


Les premiers centres urbains remontent à 1250 avant JC et se succèdent pendant environ six siècles. Les principaux sites Olmèques sont, entre autres La Venta et Villahermosa, dans le Tabasco ; San Lorenzo, Tres Zapotes et Laguna de los Cerros, dans le Veracruz. Ces sites sont souvent recouverts par des occupations ultérieures. Des sites comme La Venta ou San Lorenzo sont accompagnés de petits sites périphériques. Les grands centres semblent souvent avoir été précipitamment abandonnés. Ces grands mouvements de population seraient liés selon Santley (1997) à l'activité volcanique de ces région.


Les Olmèques sont installés au Tabasco et dans le Veracruz, mais leur influence ne s'arrête pas là. Les traits et les attributs de l'art Olmèque se sont disséminés. L'influence s'est faite sentir sur l'altiplano central, Oaxaca et le Guerrero parce que nous nommerons la route occidentale, et sur la côte pacifique et l'Amérique centrale, par la route sud. Ces régions, ayant subis l'influence Olmèque, sont dites " périphériques " ou " hors zone métropolitaine ". Loin de leur territoire d'origine les Olmèques ont donc laissé des traces de leur passage, de leur séjour ou de leur influence. Il faut toujours garder à l'esprit que la présence Olmèque est parfois abusive et qu'il s'agit là d'une distribution large pour un art à la base représentatif de la côte du golfe. Les zones périphériques comportent peu de sites majeurs Olmèque, leur influence se remarque surtout dans l'art mobilier et dans les motifs. De plus les pièces Olmèques sont assez souvent retrouvées hors contexte ou dans des contextes non-Olmèques, ce qui présente bien l'hétérogénéité de la distribution de cet art. Bernal (1967) pense que certaines des régions des zones périphériques ont leur évolution propre et sont assez avancées pour assimiler les traits de la culture Olmèque. Les œuvres produites sont alors nommées Olmècoïdes. Ces œuvres Olmèques, généralement de petites dimensions ont été retrouvées dans de nombreux sites. On commence à parler d'un " empire Olmèque " (Caso, 1965), s'étalant de la côte du golfe du Mexique, au plateau central (Tlatilco), en passant par le Morelos (Chalcatzingo), le Guerrero (Oxtotitlàn), Oaxaca (Monte Alban), Puebla (Las Bocas) et le long du Pacifique jusqu'au Nord du Costa Rica (péninsule de Nicoya). Leur présence est principalement attestée par l'existence, sur place, de sculptures portables, d'objets rituels, de figurines, de céramiques ou de motifs typiquement Olmèques. Mais toutes ces données sont-elles véritablement le fait des Olmèques ? Il est peut-être abusif de parler d'empire et il semble plus approprié de parler d'échanges avec des cultures locales et d'assimilation d'éléments Olmèques dans ces cultures. Il existe donc, outre les grands centres, de petits villages non Olmèques à structures publiques, où leur influence se fait sentir, comme San José Mogote, Huitzo ou encore Chalcatzingo.


Nous pensons qu'ils ont construit un important réseau d'échanges, qui se serait surtout développé au formatif moyen. Ceci leur aurait permis d'importer les matières premières et les produit manufacturés qu'ils désiraient et d'exporter leurs marchandises et leur culture. Les rapports qu'ils entretenaient avec leurs voisins, étaient-ils juste d'ordre commercial, ou également d'ordre militaire, colonial… ? Nous resterons prudent quant aux hypothèses d'invasion, de conquête ou de colonisation, comme le suggère C Magni (1999) " nous préférons nous baser sur une aire culturelle ouverte aux échanges ". La zone métropolitaine est un ensemble homogène, mais l'on constate dans les zones périphériques des diversités liées aux situations locales. Les premières sociétés hiérarchisées apparaissent entre 1200-700 avant JC, sur la côte du golfe avec les Olmèques, entre 1400-450 BC dans la vallée de Oaxaca et entre 1500-200 avant JC dans le Morelos... Grove et Flannery (1994) parleront d'horizon Olmèque, c'est-à-dire ayant un rôle catalyseur pour l'évolution ultérieure des autres peuples méso-américains. Toutefois d'autres cultures étaient déjà présentes dans certaines régions et n'ont fait qu'intégrer des motifs Olmèques dans leur propre culture.


Nous pouvons donc constater que les informations que nous avons, commencent à être conséquentes, mais qu'elles restent incomplètes. Quoiqu'il en soit, ces dernières années, les travaux tendent à s'intensifier, se diversifier et s'ordonner. On commence à connaître l'habitat, les réseaux de sites et quelques ateliers de taille, notamment grâce aux travaux de A. Cyphers Guillen (1997) à San Lorenzo ou de S.D Gillespie (1996) à Llano del Jicaro.





CHRONOLOGIE DE LA CULTURE OLMEQUE



À la fin du Pléistocène, le réchauffement du climat entraîne surtout des progrès de l’aridité et la disparition d’une bonne partie des animaux qui, à la période précédente, avaient pu constituer pour les premiers groupes humains un précieux gibier. La cueillette des plantes comestibles prend alors le pas sur la chasse et prépare la domestication des espèces végétales. C’est ainsi que les populations mésoaméricaines entrèrent vers -7 000 avant J.-C. dans la période agricole dite archaïque qui durera jusque vers – 2000, au début d’une autre phase, dite période de formation. Des traces des premières expériences agricoles concernant la courge, le maïs, le haricot et le piment ont été identifiées dans le Tamaulipas et surtout dans la vallée de Tehuacan, dans la province de Puebla. Plusieurs phases ont pu être distinguées dans cette région aride et propice à la conservation des restes alimentaires.


-7000 -5000 : Période d’El Riego. Des petits groupes itinérants vivant en grotte ou en campement de plein air récoltent des céréales et des plantes comme l’avocat, le piment et la courge.


-5000 : Début de la période dite de Coxcatlàn qui voit l’apparition du maïs « domestique ». On utilise désormais des meules de pierre pour broyer les plantes récoltées.


-3400 -2300 : Période d’Abejas. Des coupes et des jarres sont façonnées dans la pierre et annoncent les travaux de poterie ultérieurs. La sédentarisation progresse et des villages faits d’habitations circulaires creusées dans le sol apparaissent.


-2300 -1500 : Période de Purron qui marque la fin de la période archaïque de la vallée de Tehuacan. Des conditions exceptionnelles ont facilité les recherches dans cette région mais il est probable que la culture du maïs est apparue ailleurs durant cette longue période archaïque notamment dans les basses terres où ses traces ne se sont pas conservées.


La période dite de formation s’étend, selon les régions de -2000 ou -1600 jusqu’à l’ère chrétienne ou au IIIe siècle après J.-C. en pays maya. Plusieurs cultures maîtrisant les techniques de la céramique apparaissent dans le sud-est du Chiapas et au Guatemala voisin vers le milieu du IIe millénaire avant J.-C. (culture de Barra vers -1600, culture d’Ocos un siècle plus tard) dont les représentants pratiquent conjointement la pèche, l’élevage des tortues, le ramassage des coquillages et la culture du maïs et d’autres plantes vivrières en retrait de la côte. Les décors encore rudimentaires qui ornent la céramique et la réalisation des figurines livrées par le site d’Aquiles Serdan témoignent de l’apparition des premières productions artistique mexicaines. Au Guatemala, la zone archéologique de Kaminaljuyù a révélé le site de Las Charcas. La culture du Peten apparue vers -800, le site de Chiapa de Corzo au Chiapas (-1500 -800), celui de San José Mogote dans l’Oaxaca (1150-850 av. J.-C. , les villages de Tlatilco, Zacatenco et El Arbolillo, proches du lac de Texcoco et influencés jusque vers -900 avant J.-C. par la civilisation olmèque, témoignent de la croissance de la population et des progrès de l’agriculture durant toute cette période.


-1200 -400 : Phase de développement de la culture olmèque, illustrée principalement par les sites de La Venta, de San Lorenzo Tenochtitlan et de Laguna de los Cerros, dans les basses terres de Vera Cruz et de Jalisco. La construction de grands sanctuaires, l’usage du jade et de la serpentine, la réalisation de ses fameuses têtes colossales caractérisent cette culture qui ignorait l’écriture et qui exerça son influence sur le haut plateau, ce que révèlent des sites comme ceux de Tlatilco ou de Chalcatzingo (au sud-est de Mexico), et jusque dans l’État de Guerrero, en bordure du Pacifique avec la grotte peinte de Juxtlahuaca. On a souvent désigné les Olmèques comme les « Sumériens du Nouveau Monde ».


-500 avant J.-C. : Débuts de la civilisation zapotèque à Monte Albàn où les Mésoaméricains ont peut-être inventé l’écriture et le calendrier. Les figurines trouvées en grand nombre dans le Jalisco et le Nayarit, à proximité des côtes pacifiques du Mexique occidental remontent à la même période.


-200 avant J.-C. – 100 apr. J.-C. : Phase II de Monte Albàn


Après 200 avant J.-C. : La culture d’Izapa, un site du Chiapas proche de la frontière actuelle du Guatemala correspond à la phase initiale du développement de la civilisation maya. Cette culture sera transmise, via Kaminaljuyu (au Guatemala) aux basses terres du Peten septentrional.






AZTEQUES


En moins de 200 ans un humble peuple nomade chassé par plus puissant que lui, devint le maître de la vallée de Mexico et de ses environs. Ils attribuaient leur succès à Huitzilopochtli et adoraient conter la glorieuse épopée de leur longue errance dans le désert.

À l'origine, les Aztèques ne sont pourtant qu'une tribu de nomades ou de semi-nomades qui se déplacent dans les steppes septentrionales du Mexique, vivant de la chasse et de la cueillette, et peut-être d'une agriculture épisodique.


A la suite d'autres Chichimèques (peuples «barbares» venus du Nord), ils se sont introduits, au XIIe siècle, sur le plateau central, haut lieu des civilisations mexicaines depuis le début de l'ère chrétienne (ainsi Teotihuacán, dont l'apogée se situe entre 300 et 600 après J.-C.). Des manuscrits aztèques, les codex, décrivent cette errance à partir d'un lieu légendaire, Aztlán, d'où la tribu tire son nom: Azteca signifie en effet, dans la langue nahuatl, « les gens d'Aztlán ».





Reconstitution virtuelle de Tenochtitlán



Quand les Aztèques arrivent sur le haut plateau central, la brillante civilisation toltèque, établie autour de Tula depuis le Xe siècle, s'est déjà effondrée (chute de Tula en 1168), pour des raisons mal connues. Les Toltèques se sont dispersés sur le plateau et au-delà; les Chichimèques, civilisés à leur contact, également. Ils ont constitué des dizaines de petites seigneuries, dont les capitales ne sont séparées souvent que de quelques kilomètres. Chacune s'enorgueillit d'une ascendance toltèque, laquelle représente et ce jusqu'au XVIe siècle noblesse et légitimité. Les Aztèques sont les derniers venus dans la vallée de Mexico, occupée en son centre par un chapelet de lacs et de lagunes; ils trouvent toutes les bonnes terres prises et sont traités partout en parias.


Leur première tentative de sédentarisation a lieu à Chapultepec, sur la rive occidentale du grand lac de Texcoco. Mais les Aztèques s'attirent l'hostilité des cités voisines, qui se liguent pour les combattre. Décimés, ils doivent se réfugier au sud du lac, près de Colhuacán, vers 1299. Ils obtiennent du souverain local la permission de s'établir à proximité, sous condition de tutelle. Relégués sur des terres rocailleuses, asservis, ils profitent cependant de cette période de répit, qui durera quelques années, pour se «toltéquiser».


Chassés de nouveau, repoussés de toutes parts, ils sont refoulés au milieu des marécages du lac Texcoco, où ils vont s'établir définitivement, en 1325, sur un groupe d'îlots inhospitaliers. En effet, ils y découvrent le signe attendu de la «Terre promise» décrit par leurs prêtres-devins à l'origine de leur migration: un aigle posé sur un cactus, au milieu d'une végétation aquatique. Tenochtitlán (Mexico) est fondée.


L'empire aztèque se constitue en un peu plus d'un siècle. Par la guerre et la diplomatie, les anciens parias imposent leur hégémonie sur les petites seigneuries du haut plateau. En 1375, Acamapichtli devient le premier souverain aztèque; il est reconnu descendant de Quetzalcóatl, le roi-prêtre de Tula qui se confond dans la légende avec le dieu Quetzalcóatl, le Serpent à plumes. Le Cem-Anahuac, "le Monde Unique". A son apogée au début du XVIème siècle il reste quelques enclaves indépendantes dont Tlaxcala, république aristocratique et militaire farouchement opposée à Tenochtitlán. Les gouverneurs aztèques installés avec de fortes garnisons aux places stratégiques gardent les frontières de l'empire.


La "Triple Alliance" réunissait Tenochtitlán, Texcoco et Tlacopan. En cas de conflit, trois délégations d'ambassadeurs représentant les trois villes se rendaient successivement dans les cités auxquelles la Triple Alliance s'apprêtait à faire la guerre. À cette époque règnent sur la vallée deux autres puissances: Azcapotzalco, cité tépanèque avec pour souverain Tezozómoc, et Texcoco, ville fondée par les Toltèques à l'est du lac homonyme, que l'on surnommera l'«Athènes de l'Amérique» à cause de sa civilisation raffinée. Allié aux Mexicas, Tezozómoc, guerrier et fin stratège, réussit en 1418 à s'imposer à Texcoco. Mais un renversement d'alliance s'opère en 1426, lorsque Tenochtitlán et Texcoco s'unissent contre le nouveau dirigeant d'Azcapotzalco. L'ancienne puissance tombe en 1428, et Texcoco retrouve le tenant légitime de son trône. La Triple Alliance est désormais scellée pour un siècle entre les cités de Tenochtitlán, Texcoco et Tlacopan; elle sera bientôt dominée par Mexico, Tlacopan restant une comparse, alors que Texcoco s'affirmera comme un centre brillant des lettres et des arts.






Vestiges actuels de Tenochtitlán



En 1440, Moctezuma Ier succède à Itzcoatl. Fondateur de la grandeur mexica, Moctezuma, qui a alors quarante ans, entreprend très rapidement une guerre qui durera jusqu'à l'arrivée des Espagnols contre les peuples nahuas qui vivent de «l'autre côté des volcans», à l'est, dans la vallée de Puebla, où se trouvent les seigneuries indépendantes de Tlaxcala et Cholula. Ce combat perpétuel, surnommé la «guerre fleurie», n'a pas pour but de vaincre ni de soumettre, mais de capturer le plus de prisonniers possible, afin de les offrir en sacrifice aux dieux. En effet, le sang humain, «eau précieuse» rituellement versée, permet seul, dans la conception religieuse et la cosmogonie aztèques, la survie des dieux et la perpétuation du monde.


D'autres guerres entreprises par Moctezuma Ier et ses successeurs ont pour objectif d'étendre la domination aztèque sur les riches contrées tropicales du Sud, de l'Ouest et de l'Est qui regorgent de plumes chatoyantes, de pierres précieuses, de coton, de cacao: autant de denrées fort appréciées de la noblesse aztèque et absentes de la vallée de Mexico. Moctezuma Ier soumet peu à peu des villes importantes et des régions entières jusqu'aux confins du Guatemala actuel. Sous les règnes d'Ahuitzotl (1486-1502) et de Moctezuma II (1502-1520), la suprématie aztèque se renforce encore.


Fondée sur l'héritage toltèque, enrichie par l'apport des diverses cultures des pays soumis ou alliés de l'empire, animée surtout par le formidable dynamisme de son peuple, la civilisation aztèque a produit, dans de nombreux domaines, notamment artistiques, des œuvres remarquables et en 1519, le bassin de Mexico abrite entre 1 million et 1,5 million d'habitants, soit une densité de 200 h./km2, pour une superficie de terres cultivées qui ne dépasse guère les 3 000 km2. L'espace propice à la culture est en effet très réduit, à cause notamment de la faible épaisseur des sols, de l'érosion, de la présence de nombreux lacs et marécages. Le génie aztèque a su pourtant en tirer un profit maximal grâce à des techniques agricoles originales: fumage des sols avec des excréments humains et animaux, irrigation, dry-farming, élévation de terrasses. Mais le plus remarquable est sans doute la manière dont les Mexicas ont asséché une grande partie des lacs de la vallée et mis en valeur les marais au moyen des chinampas, radeaux de roseaux fixés par des pieux et couverts d'une couche de terre boueuse où sont plantés maïs, haricots, courges et piments.


L'agriculture du bassin de Mexico et celle des régions tropicales sous domination aztèque ont donné au Vieux Monde les ingrédients d'une révolution alimentaire: le maïs, une cinquantaine d'espèces de haricots, dont les haricots verts, les citrouilles, les oignons, les tomates (tomatl), les pommes de terre, les cacahuètes (tlacacahuatl), la vanille... À cette liste non exhaustive, il faut adjoindre une boisson faite avec la graine de l'amaxocoatl, connue sous le nom de «cacao» ou «chocolat», qui connaîtra un tel succès que les Espagnols en boiront même à l'église.





Représentation de "la conquista"


Le 18 février 1519, Hernán Cortés débarque au Yucatán accompagné de quelques dizaines de soldats. Le 13 août 1521, Tenochtitlán tombe sous ses assauts; le dernier empereur est capturé, les Aztèques sont décimés et soumis à jamais. On peut se demander pourquoi un État organisé à ce point pour la guerre et une civilisation aussi élaborée se sont effondrés comme châteaux de sable devant une poignée d'Espagnols. L'explication tient sans doute au décalage technologique (les Mexica n'ont ni épées de fer ni armes à feu). Elle tient aussi au pessimisme de la vision religieuse aztèque. Moctezuma II, scrupuleux et méditatif, très attentif aux présages, croit reconnaître dans les Espagnols qui arrivent sur la côte du Mexique les représentants de Quetzalcóatl, le roi-prêtre des Toltèques, le dieu-serpent à plumes dont le retour est annoncé par d'anciennes prophéties. De plus, l'année 1519 coïncide avec la fin d'un cycle calendaire de cinquante-deux ans, qui marque la suspension du temps. Ces êtres étranges, blancs, barbus et vêtus de fer, qui lancent la foudre et possèdent des chevaux, animaux que personne n'a jamais vus au Mexique, ont tous les caractères des dieux. Les Aztèques, prêts à les accepter comme tels, ne veulent que les honorer.


L'explication de la chute de Tenochtitlán réside enfin dans la complicité active des peuples voisins, soumis depuis trop longtemps à la puissance mexica, fatigués de donner leur fortune à son empereur, et leurs enfants à ses dieux. Les Totonaques et les seigneurs de Tlaxcala rejoignent Cortés, qui se présente devant Tenochtitlán (Mexico) avec une armée de plus de 30 000 indigènes. Moctezuma hésite: il cherche la preuve qu'il se trouve devant des dieux. Il reçoit les Espagnols et prépare pour eux des fêtes, en l'honneur, notamment, de Huitzilopochtli. Mais Cortés doit regagner la côte à la hâte pour combattre des émissaires de l'Espagne venus lui demander des comptes sur son épopée. Pendant ce temps, Alvarado, son lieutenant resté sur place, organise, sous on ne sait quel prétexte, le massacre de la foule venue assister à une cérémonie religieuse. À son retour, Cortés trouve la capitale aztèque en révolte; Moctezuma, tenu responsable de la situation, est tué par le peuple. L'insurrection progresse. Assiégés, Cortés et ses compagnons doivent se frayer un chemin hors de la ville; ils sont décimés par les guerriers aztèques enragés: c'est la Noche Triste (la Nuit Triste) du 30 juin au 1er juillet 1520. Cortés en réchappe pourtant. Il va reconstituer ses forces et réinvestir méthodiquement Tenochtitlán à partir de la fin de 1520. Le 13 août 1521, au milieu des ruines de sa ville dévastée par les canons, le dernier empereur aztèque se rend aux Espagnols. Il s'appelle Cuauhtémoc, l'«Aigle-qui-tombe», c'est-à-dire le Soleil couchant; le soleil aztèque s'éteint pour toujours.





LE PEUPLE TOLTEQUE



1000 av. JC


Peuple de l'Amérique précolombienne formé notamment d'éléments nomades venus du nord et implanté dès le IXe siècle de l'ère chrétienne sur le plateau central (dans la zone que recouvrent aujourd'hui les États mexicains de Tlaxcala, Hidalgo, Morelos et Puebla), où ils recueillirent l'héritage culturel de Teotihuacán. Les Toltèques dont l'histoire nous est en partie révélée par la source indigène des Annales de Quauhtitlan développèrent sur ces territoires une brillante civilisation dont le centre principal, situé à 80 km environ au nord de Mexico, fut la ville de Tula.


Cette civilisation, à laquelle succédera la culture des Chichimèques, puis celle des Aztèques, connut son plein épanouissement entre l'an 1000 et l'année 1168, date de la chute de Tula, vraisemblablement détruite par les envahisseurs chichimèques (le mot désigne, chez les Aztèques, un peuple barbare, «issu du chien») qui, tout comme les Toltèques, appartenaient à la grande famille linguistique des peuples parlant le nahuatl.






LE PEUPLE CHICHIMEQUE



800 av. JC


Peuple du Mexique précolombien venu du Nord, les Chichimèques vainquirent les Toltèques au XIIème siècles après J.-C., et fondèrent plusieurs petits Etats sur le plateau central où ils développèrent une culture raffinée.


L'influence toltèque semble avoir eu une impulsion décisive sur la production artistique de ce peuple (parures à plumes, orfèvrerie, vêtements polychromes, …). La pyramide de Tenayuca, commencée au XIIIème siècle, est le meilleur témoignage de l'architecture chichimèque : constituée de sept structures superposées, et construite sur le modèle du temple de Tenochtitlán, elle était consacrée au dieu Quetzalcóatl. Leur capitale, Texcoco, devint un centre artistique florissant à partir du XV ème siècle, et influença notablement l'art aztèque.






LE PEUPLE MIXTEQUE



800 av. JC


Indiens de l'ancien Mexique, la civilisation des Mixteca s'est développée entre 800 avant J.-C. et 1520 après J.-C. Ils occupèrent la vallée d'Oaxaca au début du Xème siècle après J.-C, chassant vers l'Est les Zapotèques. Vaincus par les Aztèques au XV ème siècle, ils opposèrent une résistance acharnée aux Espagnols après l'arrivée de ces derniers au Mexique en 1519, avant d'être soumis. Leur civilisation influença très fortement celle d'autres peuples du Mexique précolombien.


Les Mixtèques ne semblent pas avoir produits d'œuvres architecturales originales. Ils occupèrent des édifices zapotèques, et édifièrent des temples et des pyramides, constructions typiques de l'Amérique précolombienne. Leur style artistique se distingue surtout dans la céramique, l'orfèvrerie et les manuscrits, les fameux codex. Ces derniers sont les plus beaux spécimens de la Méso-Amérique : la vivacité du dessin et des couleurs en fait de véritables œuvres d'art, ainsi que d'importances sources d'informations ; on peut ainsi citer le Codex Nuttall, et le Codex Vindobonensis).






LE PEUPLE ZAPOTEQUE



650 av. JC


La civilisation zapotèque est apparue vers l'an 650 avant J.-C., et s'est développée dans la vallée d'Oaxaca où son peuple s'établit vers l'an 300. Très avancée, elle essaima en de nombreux sites (plus de 200 ont été reconnus), dont le principal et le plus fameux est la monumentale cité de Monte Albán. Leurs tombes ont livré des urnes anthropomorphes en céramique, très caractéristiques, représentant des divinités dans un style ornemental très chargé. Influencée par les Olmèques, le peuple de Teotihuacán, et les Mayas, cette civilisation disparue avec l'invasion des Mixtèques en 1520 après J.-C.


Aujourd'hui, cette ethnie amérindienne du Mexique (Etats d'Oaxaca, du Veracruz et du Chiapas) vit dans les régions montagneuses de la Sierra Madre del Sur. Elle est estimée à environ 230 000 personnes.





LE PEUPLE TOTONAQUE


400 av.


Apparue en l'an 400 avant J.-C., la civilisation des Totonaques s'est développée entre le Vème et le XIIème siècle après J.-C. le long de la côte atlantique du Mexique. Son principal centre fut celui de El Tajín. Elle disparut en 1520 après J.-C. Aujourd'hui estimée à environ 170 000 personnes, cette ethnie amérindienne s'est établi sur la frontière des Etats de Puebla et du Veracruz (Sierra Madre orientale). Du point de vue linguistique, les Totonaques sont apparentés aux Tepehua, et sur le plan culturel, ils sont proches des Toltèques et des Aztèques.





LE PEUPLE HUAXTEQUE


400 av. JC


Peuple du Mexique précolombien, il constitue une branche du groupe maya. Aujourd'hui réduits à environ 20 000 individus, ils développèrent une civilisation originale dont l'architecture et la sculpture témoignent.



Les aztèques avaient la même religion que ses ancêtres (Olmèques, etc.), mais avec quelques ajouts; en particulier leur dieu principal était Huitzilopochtli, dieu de la guerre, rebaptisé plus tard Mexitl ou Mexicas, ainsi qu'un rituel de sacrifices humains pour que Quetzalcoatl leur accorde la lumière du soleil, et que Mexitl les aide dans leurs conquêtes.


Contrairement aux philosophies moralisatrices, la religion aztèque n'est pas basée sur la problématique du paradis et de l'enfer, du bien et du mal. Elle s'articule plutôt autour d'un concept de dualité dans lequel la vie et la mort incarneraient deux pôles complémentaires de l'existence humaine et de la création.


La religion chez les Aztèques se caractèrise par un polythéisme illimité. Il s'agit en effet d'une religion strictement fonctionnaliste c’est-à-dire que les dieux, voués à la conservation du monde, sont affectés à des taches précises d'assistance aux hommes. Cela dit il existe un culte dominant celui du dieu Soleil, Huitzilopochtli. Les Aztèques se considèrent en effet comme le peuple élu du Soleil chargé d'en assurer la marche en le nourrissant. Ce sentiment est renforcé par la réforme sociale et religieuse de Tlacaelel sous le règne des empereurs Itzcoatl, Moctezuma Ier et Axayacatl au milieu du XVe siècle. Le mythe de la création du monde chez les Aztèques éclaire cette idée.

Les prêtres, qui exerçaient l'autorité quand les Aztèques étaient un peuple migrant, voient celle-ci s'amenuiser au profit de l'aristocratie guerrière mais ils restent dispensés d'impôts. De plus leur nombre à tendance à s'accroître dans les dernières années de l'empire. À la tête du clergé l'on trouve les prêtres des deux dieux, Huitzilopochtli, le dieu tribal des Aztèques et Tlaloc, le dieu de la pluie.


La destination de l'âme dépendait de la mort. Les guerriers morts au combat ou sur la pierre du sacrifice, allaient accompagner le Soleil dans sa course durant 4 années au delà desquelles ils revenaient sous forme de colibri. Ceux rappelés par Tlaloc connaissaient le bonheur de Tlacopan le merveilleux jardin tropical. Les enfants morts en bas âge se rendaient auprès du couple primordial, Ometecuhtli et Omecihuatl, dans le Tonacaquauhtitlan ("le parc de nos nourritures") où ils vivaient sous forme d'oiseaux parmi les fleurs. Les femmes mortes en couches allaient prendre place dans le ciel de l'occident, le côté féminin, parmi les Ciuateteo ("femmes divines"). Elles se joignaient au cortège du Soleil. Quant aux autres, ils entreprenaient un ténébreux voyage de 4 ans dans le monde souterrain de Mictlan, royaume de Mictlantecuhtli. Traversant 9 fleuves, ils entraient dans le neuvième séjour des morts où ils étaient définitivement anéantis.





COSMOLOGIE AZTEQUE


Selon le mythe au commencement du monde tout était noir, sans vie, mort. Les dieux se réunirent à Teotihuacan en se posant la question de qui aurait la charge d'éclairer le monde. Deux dieux proposent leur candidature puis l'un d'eux recule devant le brasier ou il était nécessaire de se jeter : il devint la Lune. Le second, un petit dieu humble et pauvre, sans doute faut-il y voir une métaphore du peuple aztèque à ses débuts, se jette sans hésiter dans le brasier et devient le Soleil. Mais les deux astres restent inertes dans le ciel il est indispensable de les nourrir. Alors les autres dieux décident de se sacrifier et de donner l'« eau précieuse » qui est nécessaire à savoir le sang. Les hommes sont contraints par conséquent de réitérer éternellement le sacrifice divin originel.


Quetzalcoatl, sous la forme de Xolotl le "Dieu-chien", alla dérober aux enfers de Mictlantecuhtli, les ossements desséchés des morts et les arrosa de son sang pour leur donner vie aux hommes.





SACRIFICES HUMAINS


Selon la religion aztèque, le sang humain (l'« eau précieuse ») était nécessaire au dieu soleil Huitzilopochtli pour pouvoir continuer à exister. Les sacrifices humains étaient donc courants. On sacrifiait également en l'honneur d'autres dieux. Le sacrifice concernait principalement les prisonniers, mais il pouvait également s'agir de volontaires.


Ce sang ce sont essentiellement des prisonniers de guerre qui le fournissent, parfois en grande quantité comme pour l'avènement d'Ahuitzotl où sans doute des dizaines de milliers de prisonniers sont sacrifiés.


Cela explique les guerres perpétuelles des souverains successifs, l'impressionnant «fleuve de sang» dans lequel baignent les populations soumises aux Aztèques.


Les formes de sacrifices sont variées, (pendaisons, crémation, écorchement, etc.) mais la forme la plus fréquente est l'arrachement du cœur sur une victime encore vivante sur la pierre du sacrifice (Une pierre de 2,5 mètres de diamètre sur 70 cm d'épaisseur avec une dépression en son milieu à l'endroit où étaient placés les cœurs humains).


Le plus surprenant est que de nombreux Aztèques sont aussi volontaires car selon leur croyance la vie qui les attend dans l'autre monde dépend non de leurs actions sur terre mais de leur trépas et les deux morts les plus glorieuses sont le sacrifice ou la mort au combat. Les formes de sacrifices multiples correspondent à différents dieux, dont le plus puissant et le plus assoiffé de sang est Huitzilopochtli. En effet la religion aztèque assimile tous les dieux y compris ceux des peuples vaincus qui entrent dans le panthéon des vainqueurs. Soit sa personnalité est en concordance et coïncide avec celle de l'un de leurs dieux soit ils lui rendent un culte dans un temple réservé à ces dieux étrangers.


Les chroniques rapportent qu'en 1487, au cours des cérémonies votives qui ont marqué l'inauguration du Grand Temple de Mexico et le début du règne d'Ahuitzotl, 80 000 prisonniers ont été sacrifiés en quatre jours!Si ce nombre paraît exagéré, on peut raisonnablement penser que la réalité se situe entre 16 000 et 20 000 personnes immolées. Dans un sanctuaire situé au sommet d'une pyramide, les prêtres extirpent avec un couteau sacrificiel en silex taillé le cœur de la victime vivante, et le placent dans un réceptacle. Le corps est dépecé; tandis qu'un prêtre revêt la peau du sacrifié, les restes sont précipités au bas de la pyramide. Le Soleil, alimenté par ce fleuve de sang, peut continuer sa course.





LES TEMPLES


Le centre religieux In Cem-Anahuac Yoyotli (Le coeur du Monde Unique ). Tout autour du centre cérémoniel se dresse une enceinte crénelée représentant des têtes de serpents, le coatepantli ("muraille de serpents").


Au sommet de la grande pyramide (50 m de hauteur et 100 m de côté) se trouvaient deux temples. Le premier bleu et blanc était celui de Tlaloc, le second, rouge et blanc, était dédié à Huitzilopochtli. On réunissait de cette façon la religion astrale des guerriers à la vieille religion agraire des sédentaires. De nombreuses pyramides étaient reconstruites plusieurs fois, la nouvelle recouvrant l'ancienne. A chaque fois que les Aztèques agrandissaient un temple, ils plaçaient dans ses fondations des offrandes venant pour beaucoup de peuples soumis ou de civilisations disparues qu'ils estimaient comme les Toltèques et les Olmèques.





LE CALENDRIER AZTEQUE ET LES CINQ SOLEILS


Les Aztèques utilisaient deux calendriers qui coïncidaient tous les 52 ans, période où l'on craignait le pire car l'on affirmait que le cinquième soleil s'achèverait au terme d'un cycle de 52 ans. Le calendrier civil comptait 20 jours et 18 mois, donc 360 jours.


Les cinq derniers jours de l'année étaient dit néfastes ou vides. Le calendrier religieux combinait les même 20 jours avec les nombres de 1 à 13, soit au total 260 jours.


Le monde aztèque avait déjà connu quatre soleils qui s'étaient tous achevés par de grandes catastrophes. Le cinquième soleil devait finir au terme d'un cycle de 52 années et ce devait être le dernier.






Les cinq soleils Aztèques :




Naui-ocelotl "Quatre-jaguar" ou Ocelotonatiuh ("Soleil du jaguar"). Les hommes furent dévorés par les jaguars, symboles de Tezcatlipoca.

Naui-eecatl "Quatre-vent" ou Eecatonatiuh ("Soleil de vent"). Quetzalcoatl, dieu du vent et rival de Tezcatlipoca, fit souffler une tempête magique et les hommes furent métamorphosés en singes.


Naui-quiauitli "Quatre-pluie" ou Quiauitonatiuh ("Soleil de pluie"). Tlaloc, dieu de la pluie bienfaisante mais aussi dieu terrible de la foudre, détruisit cet univers en le submergeant sous une pluie de feu.


Naui-atl "Quatre-eau" ou Atonatiuh ("Soleil de feu"). Placé sous le signe de Chalchiuhtlicue, il s'acheva en un déluge de 52 ans. Un homme et une femme furent sauvés mais, ayant désobéit à Tezcatlipoca, ils furent transformés en singes.


Naui-ollin "Quatre-tremblement de terre", est le cinquième et dernier soleil et il doit s'effondrer dans des séismes. Les Tzitzimime, monstres squelettiques qui hantent à l'occident les marches de l'univers, anéantiront l'humanité. Rien ne garantissait le retour du soleil et des saisons aussi la mission des Aztèques consistait a repousser l'assaut du néant. Ils fallait fournir au Soleil et aux autres divinités "l'eau précieuse".





LES DIVINITES AZTEQUES


La religion aztèque comportait un grand nombre de dieux, en particulier pour tous les phénomènes naturels. La plupart des professions avait leur dieu protecteur et on ne saurait les dénombrer . Voici les divinités principales de la religion aztèque :








Huitzilopochtli


Le dieu du soleil et de la guerre, dieu tribal des Aztèques. C'est un des aspect du dieu-Soleil Tonatiuh. Il incarnait le soleil de midi et était autrefois selon les récits, un chef de tribu ou un magicien. C'est le dieu de la guerre et des guerriers, le dieu principal des Aztèques. La déesse Coatlicue après avoir engendré la Lune, Coyolxauhqui, et les 400 étoiles, se retrouva de nouveau enceinte. Jalouse de ce nouveau petit frère qui allait naître, Coyolxauhqui réunit ses frères dans l'intention de tuer sa mère avant la naissance. Mais Huitzilopochtli sortit du ventre de sa mère déjà armé du xiuhcoatl ("serpent de turquoise"). Il massacra les assaillants et fit rouler le corps décapité de sa soeur au bas de la montagne Coatepec.






Ometecuhtli et Omecihuatl



Le Seigneur et la Dame de la Dualité, couple originel qui siégeait au sommet de l'univers et dont étaient nés les dieux et les hommes. Ils déterminaient les destinés.






Quetzalcoatl



Le dieu du vent. Le Serpent à plumes" symbolisait les forces telluriques et l'abondance de la la végétation. Il définissait avec son frère jumeau Xolotl, le "Dieu-chien", la notion de mort et de résurrection. Inventeur de l'art, de l'écriture et du calendrier, il devint ensuite le protecteur des prêtres et de le pensée religieuse avant de se confondre avec un héros mythique. C'est le seul dieu qui ne demandait pas de sacrifice humain. Une légende aztèque racontait qu'un roi-prêtre nommé Quetzalcoatl, dirigeait le royaume de Tula au environs de l'an 1000 et qu'il interdisait les sacrifices humains. Un jour un peuple venu du nord, les Aztèques, le renversa et il dut s'enfuir sur un radeau vers l'est. Une prophétie prédisait qu'une année 1-roseau (année revenant tous les 52 ans) Quetzalcoatl reviendrait se venger. Les Espagnols débarquèrent en l'an 1-roseau, venant de l'est sur les bateaux. Il n'en fallut pas plus pour persuader Motecuzoma le superstitieux de ne rien faire contre eux.





Tlaloc



Dieu de l'eau, de la pluie et de la végétation. Il était très important dans un pays souvent confronté à la sécheresse. De multiples doubles du dieu, les tlaloques, résidaient au sommet des montagnes et lui prêtaient assistance, unissant ainsi le culte de l'eau et celui de la montagne. Il règne sur Tlacopan, domaine de ceux qui sont morts noyés ou foudroyés.






Tezcatlipoca



"Miroir fumant". Le dieu de la nuit et de la mort. Dieu de la guerre et de la nuit, il est le protecteur des jeunes guerriers et des esclaves. Il avait le don de voir tout en restant invisible et par ses maléfices il aurait chassé Quetzalcoatl de Tula et imposé les sacrifices humains.






Tlazolteotl



La Mangeuses d'ordures et ses quatre soeurs sont les déesses de l'amour charnel. C'était aussi la déesse de la lune et celle qui mangeait les pêchés des gens. Mais on ne pouvait se confesser qu'une seule fois dans sa vie aussi retardait-on le plus possible sa visite.





Coyolxauhqui


La déesse de la lune. "Ornée de cloches peintes", soeur d'Huitzilopochtli, c'était la déesse des ténèbres, de l'obscurité et de la nuit. C'était une très mauvaise femme qui se transformait en sorcière.






Xiuhtecuhtli ou Huehueteotl



Le Seigneur de turquoise ou le vieux dieu, était le dieu du feu, des volcans et du tonnerre. Il résidait dans le foyer de chaque demeure et était particulièrement vénéré par les négociants.



L'écriture Aztéque appelée Nahuatl est composée de dessisn figuratifs à mi chemin entre le pictogramme et l'idéogramme. On distingue parmi les symboles de cette écritures des éléments représentant des personnages, des glyphes, et d'autres signes servant de lien entre les glyphes et personnages. Pour certaines transcriptions, l'écriture Nahuatl fait appel aux rébus, comme dans les hiéroglyphes égyptiens. Comme les Egyptiens, les Aztèques se servirent de hiéroglyphes et de glyphes, et n'arrivèrent que très tard à une forme d'écriture primitive. Les traces d'écriture qu'il nous restent sont des manuscrits et des codex, peints sur de la peau ou du papier tiré de l'agave. La plupart des codex réalisés avant la conquête espagnole ont été détruits, mais les Espagnols en firent exécuter un grand nombre par les scribes aztèques à leur arrivée au Mexique. On y trouve des dessins plus ou moins conventionnels qui représentent des récits ou des comptes, ainsi que des signes figuratifs qui, utilisés phonétiquement, forment des rébus.


L'un de ces manuscrits, le Codex Mendoza, qui porte de nom du premier vice-roi de la Nouvelle-Espagne, don Antonio de Mendoza, qui avait ordonné sa composition, est divisé en trois parties. La première raconte l'histoire des seigneurs de Tenochtitlán ; la deuxième est la liste des impôts payés par plus de 400 villes à l'empereur Moctezuma 1er ;la troisième décrit la vie des Aztèques.


Les glyphes les plus souvent utilisés sont le signe de la parole disposé devant la bouche d'un personnage, les traces de pieds pour figurer le déplacement, ou un temple en flammes qui s'effondre pour signaler qu'une ville a été prise.


Le système de notation semble plutôt approximatif. En effet, il fonctionne comme une bande dessinée lorsqu'il s'agit de raconter une chronique, mais également comme une bande dessinée (les éléments du tribut) et comme un rébus (les noms de villes) quand il s'agit de tenir le compte des impôts. Il est cependant impossible de transcrire réellement une phrase, encore moins un poème, comme on peut le faire avec un alphabet.


Nul ne sait comment aurait pu évoluer ce système ultérieurement. Toujours est-il qu'à l'arrivée des Espagnols, les Aztèques ne sont encore qu'au balbutiement de l'écriture. Pour ce qui est des chiffres, ils n'en connaissaient pas l'usage et représentaient leurs caractères numériques par des figures symboliques.






LE PEUPLE OTZI


Le 19 septembre 1991, Helmut et Erika Simon, un couple d'Allemands redescendent d'un refuge de montagne sur le glacier du Similaun situé en territoire italien de la province du Tyrol du sud dans les ötzaler.


Il fait très beau, ils décident donc de poursuivre leur excursion en se rendant vers un autre sommet. Pour se faire, ils quittent le sentier sécurisé et empruntent un champ de glace, ils ne savent pas encore qu'ils vont faire une des plus grandes découvertes archéologiques du siècle, une rencontre incroyable qui va marquer leur mémoire, à tout jamais.


Chemin faisant, ils aperçoivent un trou rempli d'eau en partie à même la roche, ils s'approchent, en font le tour et remarquent quelque chose qui en émerge. Ils se disent, encore quelqu'un qui est venu jeter ses déchets sur la montagne. Ils s'avancent pour voir et découvrent horrifiés, qu'il s'agit d'un corps humain, la tête et les épaules sont bien visibles, il n'y a aucun doute. Ils retournent au gîte pour vite signaler leur macabre découverte.


Après de multiples tentatives pour l'extraire de son sarcophage de glace, menées par le gardien du refuge, où se trouvaient les Simon, ensuite de la Police Autrichienne, finalement le chef des services de secours de montagne avec un assistant parvint à extraire le corps le lundi 23 septembre 1991.



Situation des lieux


Le corps a été retrouvé dans les Alpes à une altitude de 3278 mètres dans les ötzaler.



Habillement et équipement de Ötzi


Il faut d'abord remarquer que les matériaux permettant de coudre sont des tendons d'animaux, ainsi que du fil de laine.


Il porte par-dessus ses vêtements une cape confectionnée avec des tiges d'herbes de plus d'un mètre de longueur (herbes alpines), celle-ci est destinée à le protéger des intempéries.


Il dispose d'une ceinture en peau de veau, une poche est visible sur le devant, elle sert également à maintenir des jambières en peau de chèvre, elles possèdent aux extrémités une languette pouvant être introduite dans les chaussures pour garder la chaleur.


La ceinture retient aussi un pagne fait de peau de chèvre très mince, il pend jusqu'aux genoux assurant de cette façon une protection de la poche de la ceinture.


Il dispose d'un manteau fait de pièces en peau de chèvre assemblée.


En ce qui concerne l'équipement, il porte un sac à dos avec un cadre composé de morceaux de bois ronds et plats.


Il emporte un filet dont l'usage précis n'est pas déterminé.


Il dispose de deux petits conteneurs en écorce de bouleau, apparemment l'un d'eux servait à transporter des braises, la présence de charbon ayant été découverte.


Un "retouchoir" pour retailler les outils en silex, composé d'une pointe en bois de cerf inséré dans du bois de tilleul.


Des morceaux hachés d'un champignon poussant sur le bouleau, probablement à usage médical, assimilé à un antibiotique naturel.


Un arc d'un peu plus de 180 centimètres de long, en bois d'if.


Un carquois fait de fourrure de chamois et d'une baguette de noisetier, il contient 14 flèches dont certaines portent une pointe en silex. Les traits sont en pousses de viorne, d'une longueur de plus de 80 centimètres, détail intéressant, la partie avant est légèrement plus grosse que la partie arrière, afin d'assurer une bonne stabilité. L'extrémité de la flèche est munie d'une encoche pour recevoir une pointe.


Le carquois contient également une corde de 2 mètres de longueur réalisée à partir de la fibre d'un arbre, il s'agit probablement d'une corde pour l'arc.


Les pointes des flèches sont collées à l'aide de goudron à base de bouleau, le tout est renforcé par des tendons d'animaux. Deux flèches sont complètes et possèdent un empennage de forme radiale à trois pennes, il est fixé par du goudron et un fil très fin attaché en spirale.


Le carquois renferme également quatre bouts de bois de cerf noués avec de la fibre végétale, Cela pourrait être une matière brute servant à confectionner des flèches.


Il a un outil avec une poignée angulaire, portant une pointe aiguë. Elle porte des traces de sang, il pourrait s'agir d'un instrument destiné à éviscérer et dépiauter un animal.


Le sac est en peau de veau et contient trois outils en silex : un grattoir, une petite lame très effilée et un perçoir. Des infimes traces de duvet retrouvées sur la lame laisse penser qu'elle était utilisée pour confectionner les empennages des flèches.


Il dispose de champignon d'amadou auquel sont fixés des cristaux de pyrite, ce qui laisse penser qu'il disposait d'un briquet !


La lame de son poignard est en silex, le manche est en bois de frêne.


Le fourreau du poignard est réalisé par un assemblage de nattes de fins morceaux de fibres végétales.


Il possède une hache en cuivre avec un manche en bois d'if, la lame est solidarisée au manche par une fente pratiquée dans celui-ci, le tout est entouré de bandes en peau d'animal mouillées, qui en séchant se contractent et assurent un fort maintien de l'ensemble.


Il se couvre la tête d'un bonnet en peau d'ours brun maintenu par un nœud sous le menton.


Ses chaussures sont composées d'une semelle et d'une empeigne en cuir, l'intérieur est en herbe tressée et contient de la paille servant d'isolant.


Nous voyons donc que Ötzi était équipé comme un chasseur en expédition ou...un guerrier en campagne.


Cet équipement lui permet une certaine autonomie, cependant, il est seul, ce qui n'est pas normal ni dans une partie de chasse, ni dans une rixe, sauf s'il est le "gibier" ou un fugitif poursuivi.




Examen du corps


Mort naturelle ? Mort violente et accidentelle ? Mort violente, résultant d'un meurtre. Conséquence d'une rixe entre chasseurs ou même assassinat…


Voyons maintenant ce que révèle l'examen du corps de Ötzi.


A l'examen, il apparaît que Ötzi, au moment de sa mort, était un homme âgé d'environ 40 ans, d'une taille de un mètre soixante centimètres pour un poids d'environ quarante-cinq kilogrammes. Il est assez athlétique et devait être assez musclé. Il avait les cheveux bruns foncés, légèrement ondulés, la longueur minimale de sa chevelure est de neuf centimètres. Les examens de datation donnent une fourchette entre 3350 et 3300 avant JC.


Quelques semaines avant sont décès, il avait été victime d'un "accident" et avait eu le nez et des côtes cassées.


On lui a découvert de l'arthrose au niveau du cou, de la hanche, des membres inférieurs et au niveau des articulations des pieds. En plus de ces affections, malgré ses quarante ans, Ötzi a l'aspect d'un vieillard, à tout cela vient s'ajouter une parasitose des intestins qui semble assez courante à cette époque. Comme il devait souffrir de douleurs intestinales, il se soignait, car on a retrouvé sur lui des champignons séchés et enfilés sur un fil, destiné à soigner et soulager cette pathologie.


Les constatations qui suivent semblent confirmer que Ötzi aurait succombé à une mort violente.


Un scientifique italien le docteur Eduard Egarter Vigl, médecin légiste à l'hôpital de Bolzano, responsable de la conservation de la momie, a constaté des blessures profondes sur la main droite de Ötzi. Selon lui, ces plaies auraient été infligées juste quelques heures avant sa mort. On peut déceler également une fracture au poignet droit qui tend à confirmer cette hypothèse. Certains chercheurs affirment que lors de la découverte de la momie, un couteau se trouvait maintenu par sa main droite.


Des anthropologues autrichiens ont radiographiés le corps de Ötzi, une pointe de flèche a été détectée dans la poitrine de l'homme des glaces. La flèche l'aurait atteint par derrière et aurait perforé le corps au niveau de l'épaule gauche infligeant une blessure très grave. La pointe de cette arme blanche, d'une longueur de 21 millimètres pour une largeur de 15 millimètres, à laissé un trou de deux centimètres !


Apparemment Ötzi semble avoir succombé suite à la gravité de ses blessures et probablement d'un manque de soin. L'hypothèse de la mort par inanition avait été avancée, mais il semble que celle-ci peut être abandonnée pour les raisons qui suivent.


L'étude du contenu des intestins de Ötzi révèle que lors de ses deux derniers repas, il avait consommé des céréales, de la viande de cerf et de bouquetin. Afin de reconstituer les aliments ingurgités, on en a extrait les fragments d'ADN, qui ont été multipliés grâce à la méthode d'amplification de l'ADN, ils ont été comparés à ceux d'organismes actuels. Il a ainsi été découvert que Ötzi avait bien ingéré des céréales et du bouquetin lors de son avant-dernier repas et du cerf lors du dernier.


Voilà ce qui prouve que cet homme n'était pas un végétarien et n'est pas mort de faim et d'épuisement comme on l'a cru pendant longtemps. De plus des chercheurs ont déterminés qu'à sa mort Ötzi avait l'estomac vide, ce qui indique une digestion bien avancée. Les paléoanthropologues avancent que son dernier repas devait remonter à minimum trois heures.



Les plus anciens tatouages connus au monde


L'examen du corps à permis de détecter également une quinzaine de tatouages, situés généralement dans des endroits peu visibles du corps. Ils ont été réalisés à l'aide de cendre frottée sur des égratignures.


Ces tatouages très simples (croix ou traits), sont à ce jour les plus anciens que l'on connaisse. Mais les scientifiques n'étaient pas au bout de leurs surprises, une analyse de leurs positions met un fait en évidence, neuf d'entre eux correspondaient à des points d'acuponcture ! Cette découverte repousse de 2000 ans l'âge de cette discipline. Elle aurait donc existé dans différentes cultures pour finalement n'être conservée que par les chinois. Certains de ces tatouages sont situés le long du méridien des reins afin de pouvoir soigner les douleurs dorsales. Une croix près de la cheville gauche, est en particulier, effectivement située en un point considéré comme majeur dans le traitement du mal de dos. Cinq autres tatouages sont situés sur les méridiens de la vésicule biliaire, de la rate et du foie pour soigner les douleurs intestinales.


Il s'agit donc de tatouages à vocation thérapeutiques ayant un rapport médical évident, il s'agit d'un moyen de traitement indiquant les endroits où effectuer une pression pour soigner les différents maux dont Ötzi souffrait.



Les origines d'Ötzi


Les chercheurs ont étudiés différents isotopes des minéraux présents dans la momie, ils les ont comparés à ceux présents à l'état naturel dans la région entourant le lieu de son décès. Par exemple, la proportion des isotopes de l'oxygène indique où il a puisé son eau potable. La composition de l'émail de ses dents qui s'est minéralisée durant son enfance, indique qu'il à grandi à une altitude plus faible, au sud de l'endroit où il a été retrouvé.


Les mêmes isotopes dans les os, qui se reminéralisent durant toute la vie, laissent penser que Ötzi est allé en altitude durant ses dernières années de vie. Toutes les données recueillies ont permis de pouvoir identifier le site le plus probable ou Ötzi à pu grandir. Un endroit situé à environ 60 kilomètres au sud du lieu de sa mort.


Il s'agit de la vallée de l'Eisack, le site de Feldthurns qui a déjà livré aux archéologues des vestiges remontant à l'âge du cuivre, la période durant laquelle à vécu Ötzi. Les informations fournies par l'argon laissent penser qu'il aurait plus tard vécu dans la vallée de l'Etsch pour se rendre par la suite dans la région d'Ötzal où il a succombé.



Circonstances de la mort de Ötzi


Une multitude d'hypothèses ont été avancées sur la mort de Ötzi, un paysan recherchant ses bêtes égarées dans la montagne, un chasseur en traque, un acte sacrificiel envers un dieu, un fugitif traqué. On se perd en conjectures.



Qu'avons-nous de concret concernant "l'affaire Ötzi" ?


D'abord, d'après les examens de son équipement, il semble qu'il était incomplet pour une expédition dans la montagne, ce qui laisse supposer qu'il n'avait pas prévu de s'y rendre et que s'il la fait, c'est qu'il a dû prendre cette décision de manière impromptue, comme un pis aller.


Son arc était hors d'usage et il était occupé à en confectionner un nouveau avec des moyens de fortune.


Son carquois était endommagé.


Il porte des blessures profondes à la main droite qui lui ont été infligées quelques heures seulement avant sa mort, il a également une fracture du poignet droit.


Il porte des blessures perforantes encore plus graves au niveau du thorax, une pointe de flèche en silex à traversé l'omoplate gauche et à pénétré dans la poitrine, cette flèche à fait un trou de deux centimètres de diamètre. Actuellement, une telle atteinte au corps nécessiterait une intervention chirurgicale rapide pour porter les soins indispensables et le succès ne serait peut-être pas probant, sans parler des fortes probabilités d'une hémorragie interne.


Ötzi souffre également d'arthrose assez étendue au corps, il a quarante ans, au chalcolithique, cet âge qui actuellement peut encore être qualifié d'assez jeune, correspond à un vieil homme presque un vieillard.



Que peut-on en déduire ?


Si le corps d'un homme contemporain était retrouvé maintenant, portant les mêmes blessures et mort relativement récemment, cette affaire ferait l'objet d'une enquête policière, autopsie et tous les devoirs qui incombent à l'élucidation des faits. Les blessures relevées similaires à celles de Ötzi ne laisseraient aucun doute quant à la conclusion de coups et blessures ayant entraîné la mort, probablement un meurtre voire un assassinat.


On peut sans doute retenir l'hypothèse d'un combat, une rixe. Mais pourquoi ?


Ötzi est-il un chef vieillissant et sur le déclin, dont l'autorité est contestée par un ou des membres de la tribu plus jeunes et ambitieux ?


Cette possibilité ne peut être exclue, car il porte une hache à lame de cuivre, chose rare et enviée à cette époque, on peut également supposer qu'il s'est emparé de cette arme lors d'un combat.


Ötzi, âgé et souffrant était-il un fardeau pour un groupe de chasseur en traque ?


Ralentissait-il la cadence d'un groupe de chasseurs à la poursuite d'un animal, des hommes lui aurait reproché son manque d'allant et il en aurait découlé une sérieuse bagarre.


Dans ces deux cas Ötzi doit faire face à une agression de probablement plusieurs hommes, il prend des coups, se défend comme il peut, il frappe avec son arc et pare avec ce dernier, son arc se brise, il est sérieusement blessé à la main droite, son carquois ayant reçu un choc violent porté par un adversaire, est endommagé ainsi que les flèches qu'il contient.


Succombant sous le nombre, il ne doit son salut que dans la fuite, il a peut-être également porté des blessures sérieuses à un ou plusieurs adversaires dont la colère redouble, voyant leur proie s'enfuir, ils décident de le traquer comme un animal.


Le temps qu'ils se réorganisent, Ötzi à pris de l'avance, mais où peut-il aller pour échapper à ses poursuivants, il pense à la montagne, il connaît bien le terrain, car à la bonne saison, il y mène ses bêtes en pâturages, il n'a d'ailleurs pas d'autre choix. Les chasseurs sont plus jeunes et plus rapides que lui et il souffre de la blessure de sa main droite et de la fracture de son poignet, lui interdisant désormais d'engager un combat avec ses adversaires plus déterminés que jamais.


Au cours de la poursuite, Ötzi se trouve à portée de flèche, l'un de ses adversaires lui décoche un tir alors qu'il tourne le dos et le touche à l'omoplate gauche, provoquant la blessure que nous connaissons.


Il est possible que Ötzi tente d'enlever le trait, mais la pointe ébranlée par le choc ou mal fixée reste dans la blessure. Entretemps les conditions climatiques se sont dégradées et une neige dense tombe, limitant fortement la visibilité, effaçant les traces au sol, les poursuivants dépités comprennent qu'ils ne le retrouveront plus et abandonnent la traque.


Ötzi parvenu dans la montagne, se doute bien que ses adversaires ont lâchés prises à cause de la tempête de neige, il est épuisé, il souffre, il a froid, ses blessures très graves l'ont fortement diminué, il est à bout.


Ne pouvant plus progresser, il trouve un abri sommaire contre le vent glacial en se dissimulant dans une excavation naturelle du sol, la neige commence à le recouvrir, il sent la vie qui s'enfuit, le froid l'assoupit, il est fatigué, il a besoin de dormir, il se laisse aller à son envie et sombre dans un état comateux. C'est comme ça que la mort le surprend, la neige continuant à recouvrir le terrain deviendra son linceul.


A plus de trois mille mètres d'altitude en montagne, le gel transformera la neige recouvrant Ötzi en sarcophage de glace, protégé des agressions externes de l'environnement, il réapparaîtra plus de cinq mille trois cents ans plus tard, témoin bien involontaire de son époque lointaine.





PEUPLE DE L'INDUS


Le mystère de Mohenjo-Daro


Ce site constitue un véritable mystère, affirment les archéologues, qui auraient juré, avant la découverte de Mohenjo-Daro, qu’aucune véritable civilisation n’avait pu exister dans la vallée de l’Indus, au Pakistan, il y a environ 4 500 ans.


Depuis 1921, une succession de découvertes dont la cité d’Harappa puis celle de Mohenjo-Daro ont prouvé l’existence d’une culture jusqu’alors inconnue.


La civilisation de la vallée de l’Indus a inventé une écriture à ce jour indéchiffrée et a manifestement marqué la culture indienne.


Mais, le plus grand mystère reste l’abandon de ces cités et la disparition de cette civilisation.




La civilisation de la vallée de l’Indus


En 1921, des fouilles débutèrent à Harappa. Les archéologues mirent au jour les maigres vestiges d’une grande cité.


En 1922, un archéologue indien qui cherchait les vestiges d’un ancien temple bouddhiste mis au jour à 640 km d’Harappa les ruines d’une civilisation protohistorique. C’est une véritable métropole qui sortit de terre.


Mohenjo-Daro, la « colline des morts », fait toujours l’objet de recherches mais aussi de vives controverses.




Mais qui était cette civilisation restée si longtemps dans l’ombre ?


Il faut imaginer un peuple qui a vécu sur un immense territoire. Ce peuple parlait une langue qui nous est inconnue et utilisait une écriture que nous n’avons toujours pas réussi à déchiffrer. Cette civilisation a construit de grandes villes divisées en quartiers mais avec une logique qui nous échappe.


En effet, nous n’avons retrouvé ni temples, ni palais. Les premiers habitants de la vallée de l’Indus ont commencé à édifier des villages vers le VIIe millénaire avant notre ère.


Puis, entre 3 200 et 1 800 ans avant notre ère, de grandes villes s’épanouirent. C’est entre 2 700 et 2 600 ans avant notre ère que furent édifiés les imposants murs d’enceinte d’Harappa.


Les chercheurs ont d’abord pensé que cette civilisation était constituée de colonies provenant de Mésopotamie. Mais, les fouilles ont révélé que ce peuple avait ses caractéristiques propres.


Pour l’instant, faute de nouveaux indices, officiellement la plus ancienne civilisation indienne est née sur les rives de l’Indus tout comme l’Egypte s’est développée sur le Nil.


Depuis la découverte de Mohenjo-Daro, d’autres cités antiques de l’Indus ont été retrouvées comme Dholavira ou Ganweriwala.


Apparemment, ce peuple était un peuple de marchands. Tout porte à croire qu’ils ne disposaient d’aucune supériorité militaire. Tout atteste le caractère pacifique de ce peuple qui possédait une supériorité culturelle.


On se perd en hypothèses sur leur système social et sur leur religion. Il ne s’agit nullement comme c’est le cas pour la civilisation égyptienne d’avancée technologique subite. L’évolution semble avoir été progressive.


Après près de 100 ans de recherches, on commence à mieux comprendre l’évolution de cette civilisation. Schématiquement, les périodes sont les suivantes :


Entre 8 000 et 5 000 ans avant notre ère : les techniques de la métallurgie se diffusent dans toute l’Eurasie. L’agriculture et le commerce apportent la richesse. Les villages croissent et deviennent de véritables villes.


Entre 4 000 et 2 600 ans avant notre ère : les archéologues parlent d’une « époque de rationalisation ». Les régions du bassin de l’Indus commencent à constituer une identité culturelle spécifique.


A cette époque apparaît un nouveau modèle d’urbanisme. Les agglomérations sont divisées en deux secteurs. Il est probable que les secteurs étaient habités par des classes sociales distinctes.


2 600 à 1 900 ans avant notre ère : c’est « l’époque de l’intégration ». Cette période désigne la manière dont les cultures régionales ont conflué en une seule grande civilisation.


Toutes les villes dispersées dans un rayon de milliers de kilomètres utilisent la même écriture et les mêmes sceaux en stéatite. Ils décorent leurs vases avec les mêmes dessins et les poids utilisés sont les mêmes partout.


Ce processus d’unification sur un territoire aussi immense reste inexpliqué.


1 900 à 1 600 ans avant notre ère : c’est « l’époque de la localisation ». Au cours de ces deux siècles, les villes sont progressivement abandonnées, l’écriture est négligée et des techniques tombent en désuétude.




Mohenjo-Daro : une cité très évoluée


Le caractère le plus stupéfiant des villes harappéennes est la complexité de leur urbanisme. Ces villes s’étendaient sur un périmètre de 100 à 200 ha au minimum.


Mohenjo-Daro est très bien conçue. On peut la comparer aux grandes villes américaines. D’ailleurs, les archéologues l’ont surnommé « le Manhattan de l’âge de bronze ».


En effet, on peut voir une douzaine d’artères tracées au cordeau traverser la ville du nord au sud, coupées d’est en ouest par des rues plus étroites qui délimitaient des pâtés de maisons.


Cela évoque le quadrillage du prestigieux quartier new-yorkais.


Les rues étaient pavées avec des centres administratifs imposants. Il y avait des rangées de petites maisons en briques dotées de toilettes privées et d’égouts.


Au centre de Mohenjo-Daro se dressait la citadelle, vaste édifice abritant des salles de fêtes et des bureaux.


A proximité, des bains publics avaient été construits. Mohenjo-Daro abritait également ce qu’on a baptisé le « Grand Bain ». C’est une piscine de 12 m de long sur 7 de large et 2,40 m de profondeur. On pense qu’elle servait pour des cérémonies d’immersion car on retrouve les bains rituels dans la religion de l’hindouisme.


Les rues étaient bordées de magasins. A l’intérieur des maisons, il y avait généralement un puits et même quelque fois une salle de bain avec un bac à douche.


En l’absence de canalisations, ces maisons ne disposaient pas bien sûr de l’eau courante. Par contre, il existait un système d’évacuation des eaux usagées utilisant des conduits d’argile.


Ces tuyaux rejoignaient les égouts amovibles, en pierre, à chaque croisement, facilitant l’entretien du système.


Ce peuple était apparemment épris d’ordre et d’hygiène. Dans les ruines du site de Mehrgarh, les archéologues ont découvert l’équivalent de nos décharges industrielles. On y mettait les rebus du travail des peaux, du cuivre, du talc, des coquillages etc…


D’autres bâtiments restent énigmatiques. A Harappa et Mohenjo-Daro, il existe deux édifices étranges avec un socle divisé en blocs, qui supportait probablement une construction en bois. On a cru qu’il s’agissait de greniers mais finalement ils restent un mystère.


De même, n’ayant retrouvé aucun édifice religieux, on suppose que cette civilisation adorait ses divinités en plein air.


Pourquoi une civilisation aussi évoluée a-t-elle abandonné ces villes ?




Des cités abandonnées


A partir de 1 600 ans avant notre ère, les villes étaient à l’abandon. De nombreuses théories ont été émises pour expliquer ce déclin.


On a tout d’abord pensé que la civilisation de l’Indus avait été renversée par une invasion indo-européenne. Mais aucune preuve n’est venue étayer cette théorie.


L’eau est peut-être la cause de cet abandon. En effet, des recherches archéologiques ont révélé que la civilisation de l’Indus devait lutter constamment contre les inondations. Certains quartiers de Mohenjo-Daro auraient été reconstruits huit fois. Mais, il n’y a aucune trace d’une catastrophe naturelle qui aurait touché l’ensemble des cités.


Parallèlement à ce problème, des squelettes portent la trace de blessures à l’arme blanche. Il y aurait donc bien eu un conflit. Les fouilles relatives à cette époque ont révélé des destructions, des incendies et des squelettes sans sépulture.


On constate en parallèle un retour en arrière dans la technique de céramique par exemple. Cependant, les squelettes sont fort peu nombreux et on a retrouvé aucun fragment d’armes.




Une explosion nucléaire ?


Plus récemment, une théorie assez révolutionnaire a été énoncée. Les scientifiques Davneport et Vincenti ont déclaré que la ville de Mohenjo-Daro avait été ravagée suite à une explosion nucléaire.


Ils ont trouvé de grosses strates de glaise et de verre vert. Les archéologues supposent qu’une très forte température a fait fondre de la glaise et du sable qui ont durci immédiatement après.


De semblables strates de verre vert ont été retrouvées dans le désert du Nevada après chaque explosion nucléaire.


L’analyse moderne a confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d’une très haute température. Les douzaines de squelettes qui ont été trouvés dans la région de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédant la norme de presque 50 fois.


Ces analyses scientifiques nous ramènent à la grande épopée indienne, le Mahabharata. Elle contient des mentions d’une arme prodigieuse aux effets dévastateurs. Un des passages parle d’une « coquille », qui étincelait comme le feu, mais sans dégager de fumée.


« Quand la coquille a touché le sol, le ciel est devenu obscur, les tornades et les tempêtes ont ravagé les villes. Une horrible explosion a brûlé des milliers de gens et d’animaux, les réduisant en cendres. »


Bien sûr, on a du mal à imaginer qu’à une époque aussi lointaine des armes nucléaires ont pu être utilisées. Le texte est troublant quand on le met en parallèle avec les dernières découvertes.


Pourrait-il s’agir d’un phénomène naturel qui aurait provoqué un cataclysme ? L’épicentre du choc a été détecté au centre de la ville. A cet endroit, toutes les maisons ont été nivelées. A la périphérie, les destructions sont moins importantes.


L’énigme de Mohenjo-Daro reste entière pour le moment. Cependant, si l’on suppose qu’une catastrophe s’est abattue sur cette cité, cela n’explique pas l’abandon des autres villes. Mohenjo-Daro et Harappa sont les métropoles les plus connues mais il existait au moins trois autres villes aussi importantes. Il y en avait d’autres mais de moindre importance.



Il existe quelques rares cas de réacteurs nucléaires naturels


À ce jour, sur les 1052 sites qui ont été découverts, plus de 140 d'entre eux se trouvent sur les rives du cours d'eau saisonnier Ghaggar-Hakra. En fait, le peuple indusien n'a pas disparu. Au lendemain de l'effondrement de la civilisation de l'Indus, des cultures régionales émergent qui montrent que son influence se prolonge, à des degrés divers.


Il y a aussi probablement eu une migration d'une partie de sa population vers l'est, à destination de la plaine gangétique. Ce qui a disparu, ce n'est pas un peuple, mais une civilisation : ses villes, son système d'écriture, son réseau commercial et - finalement - la culture qui en était son fondement intellectuel.


Une des causes de cet effondrement peut avoir été un changement climatique majeur. Autour de 1800 av. J.-C., nous savons que le climat s'est modifié, devenant notablement plus frais et plus sec. Mais cela ne suffit pas pour expliquer l'effondrement de la civilisation de l'Indus.


Une catastrophe tectonique pourrait avoir détourné les eaux de ce système en direction du réseau gangétique.


Une autre cause possible de l'effondrement de cette civilisation peut avoir été l'irruption de peuples guerriers au nord-ouest de l'Inde, qui auraient provoqué la rupture des relations commerciales avec les autres pays.


Plusieurs facteurs sont sans doute intervenus et ont conjointement provoqué ce déclin. A vrai dire, la raison de la chute de ce peuple et ce qu’il est devenu ensuite est très floue et sujet à polémique.


Cependant, le fleuve et les changements climatiques ont certainement joué un rôle dans le déclin de cette civilisation.


La civilisation de la vallée de l’Indus a en tout cas marqué l’Inde. Bien des aspects de l’Inde d’aujourd’hui puisent leurs racines dans la civilisation de l’Indus


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LES TEMPLIERS


Vendredi 13 octobre de l'An 1307, à la faveur de l'aube, la plus grande opération policière de tous les temps va être menée sur le territoire Français. Tous les baillis et prévôts ont reçu auparavant un pli royal identique et cacheté. Ordre formel, l'ouvrir uniquement le vendredi 13 octobre au petit matin. Toutes les régions de France ont reçu la même missive.


À l'ouverture, la surprise est de taille, ordre absolu de procéder à l'arrestation de tous les templiers des commanderies situées sur leurs territoires, c'est proprement incroyable, cependant, les directives seront mises à exécution sans quartier. Deux mille templiers sont arrêtés simultanément en France, sur quinze mille que compte le monde entier de l'époque.


Comment et pourquoi le Roi Philippe IV le Bel (1268-1314) en parfait accord avec le pape Clément V a-t-il été amené à prendre cette décision fatale pour l'Ordre et surtout qu'elles étaient les raisons obscures et réelles ?


Remontons le temps sur une période de 189 ans jusqu'à la fondation de l'Ordre.




La création de l'ordre


En l'An 1118, neuf chevaliers français fondent à Jérusalem un Ordre mi-militaire, mi-religieux. Le Roi Baudouin II cède une vaste demeure sise à l'emplacement du Temple de Salomon. De ce monument, la fondation tirera son nom, la mission primordiale de cette milice est la protection des Lieux Saints enlevés par la force aux musulmans, d'assurer la protection et la circulation des pèlerins en chemin de la Cité Sainte. Une décennie plus tard, les templiers sont officiellement reconnus comme Ordre religieux organisé selon la règle cistercienne reprenant, chevaliers, sergents, chapelains et domestiques.




La richesse de l'ordre


L'Ordre va recevoir des nombreuses donations pour permettre la structuration de la fondation. De partout, des terres, des établissements échoient aux templiers. Ils créent des commanderies, elles perçoivent les fermages des terres louées ainsi que de celles directement exploitées. Ces commanderies sont chapitrées par d'autres établissements plus grands dits, commanderies majeures qui contrôlent des régions entières.


L'ordre fait fortune très rapidement, les commanderies sont de bon rapport et leur essaimage le long des routes menant de l'Occident à Jérusalem leur confère des positions stratégiques commercialement parlant. Les moines-chevaliers instituent alors un système bancaire simple et efficace. Les pèlerins peuvent déposer leur argent dans la première commanderie rencontrée, reçoivent une lettre de crédit, arrivés à Jérusalem, ils peuvent récupérer leur argent sur simple présentation de la lettre de crédit. Ils évitent de cette manière d'être dépouillés en route par des brigands et autres malandrins. Bien sûr entre-temps, l'Ordre fait travailler cet argent et devient de cette façon la plus grande puissance bancaire d'Europe.


L'histoire "officielle" a retenu qu'au lendemain de la première Croisade, au tout début du XIIe siècle, 9 chevaliers du nord-est de la France et de Flandre se retrouvent en Terre Sainte et créent l'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ.


Ils avaient pour nom Hugues de Payns, Geoffroy Bisol, Payen de Montdidier, André de Montbard, Godefroy de St-Omer, Rosal, Archambaud de St-Amand, Godemar et Geoffroy.


Officiellement, leur souci était de protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. On leur octroya un terrain situé sur les ruines du Temple de Salomon. Ils deviennent ainsi les Chevaliers du Temple...


En 1127, le pape convoque un concile à Troyes qui consacrera l'existence officielle de l'Ordre et, surtout, qui lui assurera une indépendance totale, morale et financière, par rapport aux souverains temporels : Ordre international, les templiers ne rendent compte de leurs agissements qu'au Pape...Ce Concile leur donnera également une règle fixant leur mode de vie, leur hiérarchie et qui installe un nouveau concept, celui de Moine-Soldat. à partir du Concile de Troyes, les templiers bénéficient d'un courant de grande sympathie, bénéficiant du sentiment de piété qui portait les familles à soutenir Croisades et pèlerinages. Les dons affluent, en argent, en terres, en cadets de famille pour lesquels l'aventure en Terre est plus attrayante que la vie monastique...


Ils vont aussi créer, en France principalement, plus d'un millier de fermes, les Commanderies Templières, sorte d'économie parallèle détaxée qui alimentera les pèlerins en vivres, marchandises, monnaie d'échange, etc.


Les templiers développent ainsi au fil des ans une dualité complémentaire : en Métropole l'intendance économique, outre-mer l'armée régulière et permanente du Royaume Franc de Jérusalem.


Les Croisades et les batailles vont se multiplier, des milliers de Templiers laisseront la vie pour la sauvegarde du Royaume de Jérusalem. Mais les temps changent et il devient de plus en plus difficile de contenir l'ennemi, malgré les fantastiques forteresses que les chrétiens ont bâties aux points-clés du Royaume.


Saint-Louis laisse la vie à Tunis, le 25 Août 1270. Le Royaume Franc de Jérusalem, qui avait englobé les pays actuels d'Israël, du Liban ainsi qu'une partie de la Jordanie et de la Syrie se voyait réduit à une mince bande côtière tenue par quelques forteresses...


En 1291, vingt ans après la dernière tentative de croisade de Saint-Louis, Acre le dernier bastion Franc d'outre-mer, retombait aux mains des musulmans. Les templiers se retirèrent dans un premier temps à Chypre, dans l'espoir du déclenchement d'une nouvelle croisade de reconquête.


Face à l'immobilisme des souverains d'Europe, ils quittent Chypre et optent alors pour leurs possessions en Occident : Paris devient la Maison principale du Temple, créant une véritable cité dans la cité, de par ses statuts : le Pape, seul, avait pouvoir sur l'Ordre...


Leur inactivité, leur arrogance, leur statut "intouchable", leur richesse ne tardèrent pas à jeter le discrédit sur eux. Philippe le Bel et ses conseillers virent rapidement l'avantage qu'ils pourraient retirer de la situation : Le 13 octobre 1307, Philippe le Bel fit arrêter tous les templiers de France sous prétexte d'hérésie, de sodomie et des diverses accusations puisées dans le fond de commerce de l'Inquisition.


Il s'ensuivit un des premiers "procès politique" où les templiers ne purent se défendre, furent torturés et surtout lâchés par le Pape Clément V, qui les abandonna à Philippe le Bel. L'Ordre du Temple, aboli au Concile de Vienne en 1312, ne fut toutefois jamais officiellement condamné des griefs qui lui étaient faits.


Le dernier Maître de l'Ordre, Jacques de Molay, fut brûlé vif à la pointe de l'île de la Cité le 22 décembre 1314.


De l'héroïsme passé et de la fin tragique des templiers, la mémoire collective a entretenu mystères et légendes. Réels ou fantasques, les mystères et légendes trouvent leur fondement quelque part... Du cri d'innocence de Jacques de Molay sur le bûcher, au trésor fabuleux, en passant par la découverte du Graal et leur savoir ésotérique, de tout temps, les mystères des Chevaliers du Temple ont passionné les plus grands de ce monde.




L'organisation du temple


Les territoires où s'exercent les activités du Temple sont divisés en Provinces. En 1294, on en comptait 22 (5 en France, 4 en Espagne, 3 en Italie, 2 en Allemagne, 1 en Angleterre, 1 en Hongrie, 6 en Orient).


Les Templiers formaient une armée permanente de quelques milliers d'hommes encadrée par 500 chevaliers et 1000 sergents. L'ensemble obéissait au Maître et à son état-major.




Hiérarchie :


L'état-major du Temple est constitué par :


- Le Maître de l'Ordre : assimilé à un Abbé ou, plutôt, à un souverain. Il ne peut prendre aucune décision sans l'accord du Chapitre.

- Le Sénéchal de l'Ordre : il détient le sceau de l'Ordre.

- Le Maréchal : chef militaire et responsable de la discipline.

- Le Commandeur de la Terre et du Royaume de Jérusalem : trésorier du Temple et chef de la marine.

- Le Drapier: intendant des fournitures de l'Ordre.

- Le Turcopolier.

- Le Sous-Maréchal.

- Le Gonfanonier.

- Le Commandeur de Jérusalem : gardien des pèlerins, de la Sainte-Croix et Ambassadeur de l'Ordre.


Le Maître du Temple, qui ne sera que tardivement appelé Grand Maître, avait l'autorité d'un chef suprême, mais il ne pouvait prendre une décision qu'après consultation du chapitre. Il ne pouvait donner ou prêter les biens de l'ordre et ne pouvait commencer ou finir une guerre. En fait, le grand-maître faisait figure d'un président contrôlé par le chapitre. Il devait d'ailleurs se conformer obligatoirement aux décisions de celui-ci. "Tous les Frères doivent obéir au Maître et le Maître doit obéir à son Convent." (Statuts hiérarchiques).


À la mort du Maître, les fonctions sont assurées par le Maréchal qui réunit tous les dignitaires de l'Ordre. Ceux-ci désignent le Grand Commandeur qui fera fonction jusqu'à l'élection du nouveau maître. Le Grand Commandeur forme un conseil restreint qui fixe le jour de l'élection. Ce jour, il rassemble un chapitre restreint qui choisit trois frères dont l'un est nommé Commandeur de l'élection. Le Chapitre lui choisit un adjoint. Le Commandeur de l'élection et son adjoint se retirent à la chapelle où ils prient jusqu'au lever du soleil. Au matin, le Commandeur de l'élection et son adjoint désignent deux autres Frères. Ils élisent alors deux autres Frères et ainsi de suite jusqu'au nombre de 12 (en rappel des Apôtres) puis un treizième qui doit être un chapelain de l'Ordre. Parmi ce Chapitre, il doit y avoir 8 Chevaliers et 4 Sergents. Les treize électeurs se retirent et quand l'accord semble se faire sur deux noms, le Commandeur met aux voix et c'est celui qui recueille la majorité qui est désigné en tant que nouveau Maître de l'Ordre.


Le reste des membres du Temple se répartissaient de la manière suivante : les Chevaliers , les écuyers , les Sergents , les Chapelains et les Frères de Métiers.


De plus, on comptait trois catégories de personnes qui faisaient un service d'une durée déterminée dans l'Ordre : les Chevaliers clients, les écuyers clients et les Turcopoles.




La création de l'ordre


Le trousseau des chevaliers se composait de deux chemises, deux paires de chausses, deux braies, d'un justaucorps, d'une pelisse, d'une chape, de deux manteaux, d'une tunique et d'une large ceinture de cuir. A ces vêtements, s'ajoutent deux serviettes : une pour la table la deuxième pour la toilette.


Le trousseau militaire comprend : un haubert, une paire de chausses de fers, un chapeau de fer, un heaume, des souliers et une cote d'arme. L'armement consistait en une épée, une lance et un écu.


Outre leurs occupations civiles et du service militaire, leur existence est celle de moines. Quand sonne campane de matines, les templiers se rendent à la chapelle où ils doivent dire 13 paters pour Notre-dame et 13 pour le saint du jour. Après matines, ils doivent se rendre aux écuries. à prime, les chevaliers se rendent à nouveau à la messe. Les templiers ne peuvent pas manger sans avoir entendu ou récité 60 paters. Avant les repas, on récite le bénédicité et un pater. Les grâces à la chapelle au sortir du réfectoire, puis les vêpres, les heures de none et complies.


Chacune des heures s'accompagne de 13 ou 18 paters. à cela s'ajoute toute la gamme des obligations lors des fêtes catholiques. à la tombée de la nuit, les frères prennent une collation puis se rendent à la chapelle.




Un plan démoniaque


Le Commandeur Templier, Esquin de Floyran, originaire de Béziers, connu de Nogaret, est arrêté pour homicide et emprisonné à la prison royale de Toulouse, fief de Guillaume de Nogaret. Il est condamné à mort. Nogaret et son roi mettent ensuite en avant les aveux d'un bourgeois soi-disant emprisonné avec lui et qui lui aurait confessé que "les templiers adoraient des idoles ; lorsqu'ils étaient admis dans l'ordre, ils devaient, lors de leur initiation, cracher trois fois sur la croix. Lors de la même initiation, ils devaient se livrer à des baisers obscènes sur la personne des frères qui les recevaient, au bas de l'échine notamment et au nombril. Enfin, ils s'engageaient à pratiquer la sodomie.


Philippe Le Bel envoie une missive au roi d'Aragon ainsi qu'au roi d'Angleterre dénonçant les templiers. Aucun des deux ne se laissera prendre à la supercherie (il faut noter que la destruction des cathares à partir de 1119, a suivi un peu le même cheminement : hérétisme, sodomie, aveux sous la torture de l'Inquisition, etc.) Au contraire, le roi d'Aragon fait avertir l'Ordre du Temple des accusations que porte le roi Philippe le Bel, leur permettant de faire disparaître leurs trésors. Pour leur propre vie, les templiers n'ont pris aucune précaution. Bien mieux, appelé en France par le pape Clément V, Jacques de Molay, quitte Chypre, où il préparait un débarquement en Syrie.


Escorté de " 60 chevaliers, de sergents, d'esclaves noirs, de Turcopoles, de 12 chevaux chargés d'or, d'argent et de joyaux, d'armes magnifiques, d'objets somptueux", Jacques de Molay rentre en France. Partout sur son passage le peuple se réjouit, mais ne peut s'empêcher d'évoquer un cortège musulman. "Que sont devenus les pauvres chevaliers du Christ ?" Quelle aubaine pour Nogaret ! Le pape reçoit le Grand Maître des templiers pour le convaincre sans succès d'accepter la fusion avec l'ordre de l'Hôpital. Le roi l'appelle à son tour auprès de lui, tentant également de le décider à la fusion, mais Jacques de Molay refuse. De plus, il connaît déjà les calomnies qui montent contre son Ordre et pense que tous ces bruits sont destinés à lui "forcer la main" afin de fusionner avec l'Ordre de l'Hôpital. Fort de son intégrité, il demande une enquête au pape Clément V qui écrit le 24 août 1307 à Philippe le Bel : "Attendu que le Maître et plusieurs précepteurs du Temple, ayant appris la mauvaise opinion que vous avez

manifestée sur eux, à nous et à quelques princes, ils nous ont demandé de faire une enquête sur les crimes, qui leur sont faussement attribués, nous avons résolu d'ouvrir, en effet, une information". mais, cherchant à gagner du temps, il ajoute que cette enquête ne présente aucune urgence.


Retiré dans l'abbaye de Maubuisson, Philippe le Bel consacre tous ses efforts à la préparation de la grande lutte contre les templiers. Le 12 octobre de la même année, à Paris, Jacques de Molay est présent aux obsèques de la comtesse de Valois, à côté du roi. Le lendemain, tous les templiers de France sont en prison. Ainsi, tous, au même moment, sont arrêtés. La surprise est si complète qu'aucune commanderie ne résiste. Seuls une douzaine de chevaliers parviennent à s'enfuir. Guillaume de Nogaret lui-même procède à Paris à l'arrestation de Jacques de Molay et de 144 templiers.




13 Octobre 1307


Tous les templiers de France sont arrêtés et emprisonnés et comme leurs principes fondamentaux leur interdit de se battre avec un chrétien, ils ne résistent pas. De plus, une autre de leurs règles les obligeait à supporter trois assauts avant de répliquer.




Les chefs d'accusations


- Simonie (Trafic criminel des choses saintes).

- Hérésie.

- Idolâtrie.

- Magie.

- Sodomie.


À l'époque, ces cinq actes d'accusation sont plus qu'il ne faut pour encourir la peine capitale, d'autant plus qu'elles s'appliquent à des hommes de Dieu.


- Sodomie



Ce sceau simplifie le travail des accusateurs lors du procès, car la représentation des deux chevaliers sur un même cheval les faits accuser de sodomie.


- Hérèsie


"Ils ont pactisé avec l'Islam et ils ont propagé, secrètement, des doctrines opposées à celles de l'église romaine."

Certes, durant leurs croisades en terre d'Islam, leur fréquentation avec des initiés, les "Assassins", leur permit d'en savoir plus sur les origines historiques des religions chrétiennes et musulmane et ils prirent quelques distances vis-à-vis de l'église et ses dogmes. (La communauté des Assassins était une société initiatique musulmane dont on disait que les membres étaient redoutés pour leurs crimes. Un de leurs chefs dit le "vieux de la montagne" enivrait, soi-disant, ses adeptes avec du hachisch, d'où leur nom "Hachischin" et sur un signe de lui , tuaient princes musulmans aussi bien que chrétiens. Appelés aussi ismaïliens, ils étaient considérés comme une secte musulmane et étaient établis en Perse et au Liban ).


- Idolâtrie




Les frères des différentes maisons du Temple, soumis à la torture physique, avouèrent "spontanément et sans contrainte" tout ce que les gens du roi attendaient d'eux.


Si toutes les dépositions semblent se recouper, il est un point sur lequel les descriptions divergent (et pour cause !), qui est celui de l'apparence prêtée à l'idole des idoles, le Baphomet . Si les descriptions nous semblent parfois fantaisistes, elles sont pourtant assez proches de la vérité.


Beaucoup de frères vont déclarer n'avoir jamais vu cette idole ou "tête barbue" que les maîtres sortaient à l'occasion des grands chapitres, ce qui ne nous surprend pas. Seuls quelques-uns avoueront avoir vu l'idole, déclareront l'avoir parfois palpée, mais le plus souvent ils tenteront de se sortir d'affaire en déclarant s'être évanouis à la vue de cette "monstruosité".


Une chose est certaine, la "tête" a bien existé, sous une forme ou sous une autre (une reproduction), et les templiers qui déposèrent n'ont pas menti, seulement, le cérémonial, qui devait être assez spécial au moment de la présentation, l'émotion, mais aussi le secret demandé, l'atmosphère ont, en quelque sorte, déformé la réalité en fantasmagorie, en hallucination quelque peu collective. Pour preuve, l'insistance avec laquelle l'inquisiteur Guillaume de Paris se mit à la recherche de cette "idole qui est en forme d'une tête d'homme à grande barbe" ; il n'aurait pas donné les ordres conséquents à ses sbires pour des "aveux" s'il n'avait pas été lui-même persuadé de l'existence de cette tête démoniaque.


Au moment de la grande arrestation des templiers qui eut lieu le même jour dans tout le royaume, les gens du roi, s'ils ne trouvèrent point d'or à foison, ne trouvèrent pas plus d'idoles monstrueuses dans les commanderies, maisons ou fermes. C'est à croire que les templiers avaient été informés de cette "descente" des gens d'armes !




Le Baphomet


Le Baphomet est une représentation à tête barbue (un bouc ou un humain suivant les versions), possédant de grandes oreilles (ou des cornes) et des ailes.


De nombreuses interprétations ont été associées au Baphomet, voici les plus connues ci-dessus.


L'abbé Constant le présente dans son livre " Dogme et rituel de la haute magie" en illustration de l'introduction au chapitre "Rituel". Il nous le présente comme suit :


- "figure de panthéisme et magique de l'absolu",
- le flambeau représente l'intelligence équilibrante du ternaire,

- la tête correspond à la responsabilité de la matière seule et l'expiation des péchés corporels,
- ses mains humaines (signe du travail), dirigées vers le haut et vers le bas, font le signe de l'ésotérisme.




L'abbé Constant nous le décrit également avec un pentacle dessiné sur son front. Il possède également un sein de femme (signe de la maternité). Le bas du corps est habillé et laisse apercevoir un disque et un caducée.


L'idolâtrie fut l'un des principaux chefs d'accusation portés contre les templiers. Ils auraient idolâtré la représentation d'un être dans un culte plus ou moins démoniaque, en tout cas non chrétien. Le nom de Baphomet n'a jamais été prononcé que ce soit par les templiers ou leurs accusateurs, seulement l'adjectif baphométique fut entendu à l'époque. L'origine de ce nom serait une déformation du nom du prophète Mahomet, soit en provençal, soit en langue d'oc, ou du moins une langue latine.


Alors que la plupart des templiers déclarèrent nier la connaissance de cette idole, Gaucerand de Montpezat révéla son existence lors du procès en disant avoir adoré une "image baphométique".


Les descriptions fournies par les templiers étaient toutes contradictoires. Ils parlèrent de tête rouge ou noire, en bois ou en métal précieux, tête d'homme à grande barbe, tête à deux ou trois faces.


Le templier Raoul de Gisy déclara : "C'était une méchante chose, ressemblant à un démon ; ayant jeté les yeux sur cette tête, j'en fus à ce point épouvanté que je ne savais plus où j'étais."


De ces descriptions contradictoires, certains historiens ont conclu qu'on avait fait dire aux templiers n'importe quoi et que la fameuse tête n'était qu'une invention des accusateurs.


Le mystère du Baphomet reste toujours irrésolu de nos jours.




Le procès


Le procès est instruit par le Grand Inquisiteur de France, Guillaume Imbert, au nom de l'église. Les agents royaux assistent aux interrogatoires. Il s'agit uniquement d'étayer l'acte d'accusation par des aveux, quel que soit le moyen utilisé. L'Inquisition est autorisée à utiliser la torture, modérément (!) et à condition de ne pas entraîner la mort. Les tortures pratiquées sur les templiers sont variées, cruelles et la modération oubliée... La méthode est très élaborée : on use alternativement des menaces et des promesses. Jacques de Molay lui-même avoue tout sans même être torturé. Sans doute espère-t-il ainsi protéger ses frères ? Il va jusqu'à signer une lettre dans laquelle il leur conseille de ne pas retenir davantage leurs aveux. Le roi a décidé d'informer les souverains étrangers (les templiers ont des commanderies en Europe) et leur suggère d'agir comme lui. Clément V ne croyant pas à la culpabilité des templiers, lance sa propre contre-enquête. Il apprend ainsi que plus de 30 frères sont morts dans

les supplices. Les aveux ont été arrachés dans des conditions atroces et inadmissibles de la part des Inquisiteurs. En février 1308, Clément V retire ses pouvoirs à l'Inquisition, ce qui équivaut à l'annulation de toute la procédure, et il se réserve l'affaire. Philippe le Bel réagissant, le pape ne peut que faire demi-tour. Il rétablit les pouvoirs des tribunaux ecclésiastiques. Onze chefs d'accusation sont retenus dont : absence de foi, adoration d'une vieille idole, voleurs du roi en tant que trésoriers, pratique de la sodomie... Un Concile général est tenu à partir du 12/11/1309. Il est chargé de décider s'il faut maintenir, réformer ou dissoudre l'ordre. Le 26/11, Jacques de Molay est entendu. Visiblement, la présence de certains hommes du roi le gêne pour parler. Il tente de se défendre puis, après une intervention extérieure, sa capacité à convaincre baisse de façon surprenante. Après une suspension, constatant le peu de témoignages et leur peu de crédibilité ; les enquêteurs s'aperçoivent que les lettres de citation adressées aux évêques ont été insuffisamment publiées... On décide donc de les renouveler. Cette fois beaucoup de personnes se déplacent, rendant espoir aux templiers. Les frères déclarent que leurs aveux ont été obtenus après de longues heures de torture. Le 7/04/1310, le porte-parole de l'ordre, frère Pierre de Bologne dépose un mémoire en défense. Il y demande qu'aucun laïc ne participe aux interrogatoires (allusion à la présence des hommes du roi) et qu'on cesse de faire pression sur ceux qui veulent défendre l'ordre. Il insiste sur le fait que les mensonges perpétrés contre les templiers ne le sont qu'en France. Les avis favorables continuant d'affluer, les templiers relèvent la tête. Le peuple commence à les plaindre.


Avec ce désordre, les commissaires sont ébranlés dans leurs convictions et commencent à faiblir malgré les rappels à l'ordre de Nogaret. Grâce à une série de passe-passe diplomatique, Philippe de Marigny (frère du financier du royaume) devient archevêque de Sens et prend en main le jugement de l'ordre. De leur côté, les commissaires s'annoncent incompétents. Reste à juger les 54 frères défenseurs de l'ordre. Le chef d'accusation devient alors "relaps ", c'est-à-dire celui qui se rétracte après avoir fait des aveux (même sous la torture). En droit médiéval, c'est le chef d'accusation le plus abject et le moins digne de pitié. Il se solde par la mort. Les 54 meurent sur le bûcher. 05/06/1311 : la Commission pontificale est clôturée à l'abbaye de Maubuisson sous l'oeil vigilant du roi. Les procès-verbaux sont remis à Clément V avec ceux sur les templiers d'Allemagne, d'Angleterre, d'Aragon, du Portugal et d'Italie. En octobre 1311, le pape réunit le Concile à Vienne. La difficulté est bien présente avec un dossier très contradictoire et volumineux. D'autant que tous les évêques ne sont pas Français et que les résultats des autres pays divergent de ceux donnés par la Commission de Paris. Quelques rebondissements plus tard, les tractations entre le pape et les envoyés du roi à Vienne étant conclues, reste à faire (bien) voter le Concile. Impressionnés par l'entrée de Philippe le Bel accompagné d'une importante armée, les prélats votent enfin la dissolution de l'ordre. En avril 1312, Clément V édite une bulle prononçant la dissolution des templiers. Le 2 mai suivant, par la bulle " Ad providam Christi Vicarii ", le pape attribue tous les biens du Temple aux chevaliers de l'Hôpital, exception faite des commanderies d'Aragon, de Castille et du Portugal. Le roi obtient 200 000 livres de dédommagement les 2/3 du mobilier et des ornements liturgiques. Reste à décider du sort des hauts dignitaires, rôle confié à une commission apostolique dans laquelle on retrouve Philippe de Marigny. Le roi a prévu d'obtenir la confirmation solennelle de leurs fautes. Pour cela, ils sont amenés sur le parvis de Notre-dame de Paris le 18/03/1314, devant la foule. Il y a là Jacques de Molay, Hugues de Pairaud, Geoffroy de Charnay et Geoffroy de Gonneville. D'abord surpris, ils comprennent qu'ils n'ont plus rien à n’attendre de personne. Jacques de Molay se met donc à crier qu'il a menti et que l'ordre est innocent. Il avoue avoir agi ainsi pour faire cesser la douleur de la torture et reconnaît qu'il préfère la mort à une condition si infâme. Geoffroy de Charnay confirme les paroles du grand maître. La foule se met alors à gronder, émue par les déclarations de ces vieillards. Philippe le Bel est furieux.


Il ordonne de dresser un bûcher sur une petite île de la Seine (aujourd'hui la pointe du Vert-Galant). Les deux prévenus bavards y sont livrés au bourreau vers la fin de la journée. Le bûcher est lentement allumé, pour faire durer leur souffrance. Les frères ne se rétractent pas, clamant leur foi en Dieu et l'innocence de l'ordre.




Le trésor des templiers


Une des principales motivations de Philippe le Bel pour la dissolution de l'ordre du Temple se situe au niveau financier. Les terres, maisons, est commanderies possédées par les templiers en France sont très nombreuses, ils possèdent une flotte maritime, et effectuent le transfert les fonds de marchands pour garantir la sécurité. Ils iront jusqu'à payer la rançon pour Richard Coeur de Lion prisonnier en Orient. Ils prêteront même de l'argent à Philippe le Bel. Lors de l'arrestation massive de tous les templiers, Philippe Lebel participe à l'entrée dans l'enclos du temple à Paris. Les templiers sont " connus " pour leurs richesses. Où mieux qu'à Paris dans cet enclos fermé, le trésor de templiers pourrait-il être dissimulé ? Ni Philippe le Bel, ni aucun inquisiteur ne trouveront "ce trésor ".


- Si le trésor des templiers est bien un trésor financier, celui-ci a disparu juste avant les arrestations. Certains templiers auraient été prévenus de l'attaque et auraient quitté leur commanderie avec le trésor. Il n'a pas ce jour pas été retrouvé.

- Si le trésor de templiers n'est pas financier, il serait alors d'ordre spirituel. Cette hypothèse peut être avancée en tenant compte du temps passé par les templiers en Orient, où ils ont côtoyé différentes civilisations possédant chacune des connaissances et des croyances différentes. Ils ont apporté des techniques novatrices (voir inconnu) permettant la construction des cathédrales. On peut alors penser que les rencontres qu'ils firent au cours de ces deux siècles, leur permirent d'acquérir de nombreuses connaissances. Il n'est pas impossible non plus, qu'ayant vécu en Terre Sainte, et côtoyant de très près d'autres religions, ils finirent par " découvrir " un secret très important au niveau religieux. Dans ce cas, il était aisé de comprendre le souhait du Saint-Siège de se débarrasser d'un ordre puissant, important, ayant des croyances différentes, ou modifiées par rapport aux règles de l'église. Cette même puissance gêne évidemment le roi de France qui dans sa volonté d'étendre son pays se voit limiter

sur son propre sol par un ordre religieux indépendant.


Le rapport d'Alain de Pareilles, chef des archers du roi, à Guillaume de Nogaret a été fait par écrit et relate ce qui a été trouvé au Temple de Paris: pratiquement rien ! Le même état a été remis à Enguerrand de Marigny. Les deux documents figurent aux Archives nationales. Il est intéressant de se tourner vers une déclaration effectuée devant le Pape même, par le templier Jean de Châlon, du Temple de Nemours, en juin 1308. Ce dernier y déclare que la veille de l'arrestation des templiers, un cortège comprenant trois chariots recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France. On peut facilement imaginer ces chariots chargés d'archives et d'or, les 50 chevaux étant destinés à remplacer ceux qui étaient épuisés lors d'un long voyage.


Par ailleurs, suivant le même but, les navires de l'Ordre, la plus grande armada d'Occident qui mouillait à La Rochelle, leur port d'attache, quittent le port, vers une destination inconnue, très probablement le Nord de la France. Lorsque la milice du roi arrive à La Rochelle, l'immense flotte a disparu. Les chariots sortis du Temple de Paris au soir du 12 octobre 1307 se sont sûrement dirigés vers le Nord de la France pour charger leur cargaison sur les bateaux arrivés de La Rochelle, pour disparaître à tout jamais.


On n'a jamais su qu'elle était sa destination et ce qu'elle est devenue, mais du Nord de la France, l'Angleterre n'est qu'à peu de distance, et l'on sait que les templiers n'y étaient pas persécutés comme en France. Même, Jacques de Molay peu avant sa mort, aurait donné à un chevalier anglais, John Mark Laermanius, la mission de faire survivre le Temple. Ce noyau de templiers serait à l'origine de la constitution de la loge maçonnique Heredom ou "Sainte Maison". Si l'on étudie un peu les principes de la Franc-maçonnerie dite de "Rite Ecossais", force est de constater que l'esprit du Temple souffla dans les îles Britanniques bien après son abolition en 1312... Reste qu'entre la sortie des chariots du Temple de Paris et l'exécution de Jacques de Molay, 7 ans s'écoulèrent... Il est pensable que certains templiers aient cherché refuge en écosse. Le seul monarque d'Europe à ne pas appliquer l'ordre du pape était Robert le Bruce. Ainsi, il n'est pas interdit de penser que l'écosse soit un asile pour les templiers après 1307.


Pas question ici de ne se lancer dans des hypothèses hasardeuses quant à la localisation d'un éventuel trésor des templiers. Une multitude d'ouvrages, de sites et de chercheurs se sont lancés dans des recherches sans résultat jusqu'à ce jour quoique.Si quelqu'un a retrouvé le trésor des templiers, croyez-vous raisonnablement qu'il va le dire à qui veut l'entendre ?




La malédiction


La légende veut que, depuis son bûcher, le grand maître ait invectivé Clément V et le roi et les a appelés à comparaître devant le tribunal de Dieu dans 40 jours. Quelques semaines après, on apprend que les deux belles-filles du roi, Marguerite et Blanche, trompent allègrement leur époux avec des chevaliers de la cour. Les amants sont terriblement punis. C'est le scandale de la Tour de Nesle.


Le pape meurt le 20 avril. Le roi meurt le 29 novembre d'un accident de chasse très bizarre. Nogaret meurt de façon plus mystérieuse encore, toujours la même année. En 1315, Marigny est pendu. Des famines déciment les principales villes d'Europe. Les divers cataclysmes sont considérés comme une punition pour les violences infligées par le pouvoir aux templiers. Sur les 15 000 frères du Temple, ils sont déjà nombreux à être décédés en 1314 et meurent les années suivantes dans les geôles. Les réconciliés sont admis chez les Hospitaliers.


D'autres passent les Pyrénées et trouvent asile dans les commanderies espagnoles et portugaises. En France, ce sont surtout les Chevaliers qui sont les plus démunis, car les templiers de second rang se replacent dans leurs anciens corps de métiers.




Activités militaires des templiers


Vouloir évoquer l'activité militaire des templiers, c'est se résigner à demeurer incomplet. Cette activité nous échappe par ce qu'elle avait de plus quotidien : la défense et la protection des routes, des frontières, des forteresses et bien entendu, des pèlerins.


Le plus ancien fait d'armes qui nous est connu a eu lieu en 1132, au Portugal. En Terre Sainte même, le premier fait d'armes connu auquel participèrent nommément les templiers a eu lieu en 1138, après la mort d'Hugues de Payns, à Teqoa. Ce fut d'ailleurs une défaite. Robert de Craon, le successeur d'Hugues de Payns à la tête de l'Ordre avait repris la ville aux Turcs, mais avait négligé de les poursuivre hors de la ville. Ces derniers s'empressèrent de revenir et de perpétrer un véritable massacre parmi les templiers.


Il ne fait pas de doute toutefois que les templiers arrivèrent à maintenir une relative sécurité sur les routes et le royaume à partir de la seconde moitié du XIIe siècle.


C' est en fait à partir de la seconde croisade que l'Ordre du Temple devient une véritable armée de combat, harcelée chaque jour par des ennemis toujours plus pressants.




Quelques dates et faits révélateurs :


27 avril 1147 :

La croix rouge pattée de gueule devient l'emblème des templiers, le 27 avril, le Pape Eugène III octroie la croix rouge.


6 janvier 1148 :

Les templiers sauvent l'armée du Roi de France Louis VII, attaquée par les Turcs dans des gorges abruptes.


13 août 1153 :

Le Maître du Temple Bernard de Tremelay est tué avec quarante autres templiers lors du siège d'Ascalon, que les chrétiens emporteront finalement le 19 août.


22 novembre 1177 :

Le roi de Jérusalem Baudouin IV, à la tête de 500 chevaliers, dont 80 templiers, remporte une victoire décisive contre les 30.000 mameluks de Saladin à Montgisard.


1187 :

140 Chevaliers du Temple, avec à leur tête le Maître Gérard de Ridefort, attaquent 7.000 soldats de Saladin. La quasi-totalité de la troupe est massacrée.


3 juillet 1187 :

À la bataille de Hattin, qui voit la reprise de Jérusalem par les musulmans, tous les templiers faits prisonniers sont décapités, à l'exception de Ridefort qui sera plus tard accusé d'avoir renié sa religion à cette occasion...


4 octobre 1190 :

Gérard de Ridefort est tué dans un combat, lors de la reconquête d'Acre.


Avril 1211 :

Guillaume de Chartres, Maître de l'Ordre Est grièvement blessé dans une embuscade alors qu'il ravitaillait la forteresse de Port-Bonnel en Cilicie.


5 novembre 1219 :

Les templiers participent à l'offensive du Roi de Jérusalem qui conduit à la reprise de Damiette par les chrétiens.


5 avril 1250 :

Guillaume de Sonnac, Maître de l'Ordre Est tué lors du siège de Mansourah.


15 avril 1291 :

Guillaume de Beaujeu, Maître du Temple, et une petite troupe tentent d'incendier les machines de guerre qui mettent le siège devant Acre. Le 18 mai, Guillaume de Beaujeu était tué lors de l'assaut final des musulmans.


Juin 1299 et septembre 1303 :

Jacques de Molay tente deux opérations de reconquête de la Terre Sainte, depuis Chypre.


22 novembre 1177 :

Le roi de Jérusalem Baudouin IV, à la tête de 500 chevaliers, dont 80 templiers, remporte une victoire décisive contre les 30.000 mameluks de Saladin à Montgisard.


1187 :

140 Chevaliers du Temple, avec à leur tête le Maître Gérard de Ridefort, attaquent 7.000 soldats de Saladin. La quasi-totalité de la troupe est massacrée.


3 juillet 1187 :

À la bataille de Hattin, qui voit la reprise de Jérusalem par les musulmans, tous les templiers faits prisonniers sont décapités, à l'exception de Ridefort qui sera plus tard accusé d'avoir renié sa religion à cette occasion...


4 octobre 1190 :

Gérard de Ridefort est tué dans un combat, lors de la reconquête d'Acre.


Avril 1211 :

Guillaume de Chartres, Maître de l'Ordre Est grièvement blessé dans une embuscade alors qu'il ravitaillait la forteresse de Port-Bonnel en Cilicie.


5 novembre 1219 :

Les templiers participent à l'offensive du Roi de Jérusalem qui conduit à la reprise de Damiette par les chrétiens.


5 avril 1250 :

Guillaume de Sonnac, Maître de l'Ordre Est tué lors du siège de Mansourah.


15 avril 1291 :

Guillaume de Beaujeu, Maître du Temple, et une petite troupe tentent d'incendier les machines de guerre qui mettent le siège devant Acre. Le 18 mai, Guillaume de Beaujeu était tué lors de l'assaut final des musulmans.


Juin 1299 et septembre 1303 :

Jacques de Molay tente deux opérations de reconquête de la Terre Sainte, depuis Chypre.


Ces quelques exemples ne sont qu'un reflet d'événements que l'histoire a bien voulu porter jusqu'à nous...Ils sont indissociables tout comme l'Ordre du Temple, de l'histoire des Croisades et du Royaume Latin de Jérusalem. Ils relatent l'engagement et l'abnégation des templiers, parfois aussi leurs faiblesses humaines, faites d'intrigues politiques ou d'erreurs stratégiques...


L''histoire a retenu que de 1150 à 1291 des milliers de soldats se sont engagés sous la bannière du Temple dans le seul but de défendre la Terre Sainte face au monde musulman





LES DOGONS


Introduction


Les Dogons est la dénomination d'un peuple vivant sur le plateau desséché de Bandiagara au Mali et qui font état dans leur tradition, d'une cosmogonie si fantastique qu'elle semble tout droit sortir d'un roman de science-fiction. Mais analysons d'abord comment toute cette étrange histoire a commencé.


Ce sont deux ethnologues français , Marcel GRIAULE et Germaine DIETERLEN qui après avoir été initiés par un prêtre Dogon en 1946, publieront après 4 ans d'enquêtes en 1951 une étude dans le journal de la " Société des Africanistes" sous le titre : " Un système soudanais de Sirius", suivi d'un ouvrage intitulé "Le renard pâle" sous-titré " le mythe cosmologique, travaux et mémoire de l'Institut d'Ethnologie à Paris" où ils ont fait le récit de ce que leur a dévoilé, ce prêtre sur la vision des Dogons de l'Univers et ce qu'ils ont raconté alors, était tellement extraordinaire, que personne ne voulut les croire.


La genèse de l’affaire: La cosmogonie de Dogons


D'abord il faut savoir que ces Dogons prétendent, en premier lieu, connaître depuis longtemps deux étoiles compagnes de Sirius qui est l'étoile la plus brillante du ciel et que l'on peut voir, en début de Février, presque au dessus de notre tête, en Guadeloupe vers 20 heures. Mais à l'œil nu, on ne peut apercevoir qu'une seule étoile et ce n'est qu'en 1862 que, l'astronome américain Alvan CLARKE découvrit, grâce à un télescope puissant, la deuxième étoile qui fut nommée alors : Sirius B.



Cependant les Dogons eux affirment qu'il existe une troisième étoile, que nous pourrions nommer Sirius C, et ils nous disent surtout que leurs ancêtres seraient justement venus, il y a des millénaires, d'une planète en orbite autour de cette troisième étoile que nous ne connaissons pas encore.


Mais voyons plus en détail ce que nous disent à ce sujet les Dogons. Ils affirment que Sirius possède d'abord un compagnon plus petit et surtout plus lourd qu'ils nomment PO Tolo ou Po-Digitaria du nom d'une graine de céréale, africaine très petite et très lourde qu'ils utilisent régulièrement.


Mais surtout les Dogons savent que Sirus B donc Po-tolo boucle son orbite elliptique autour de Sirius A en 50 ans et c'est pour cela que ces Dogons célèbrent tous les cinquante ans, la " fête de Sigui " dont les cérémonies visent à régénérer le Monde, d'où son importance, sans doute pour que les récoltes soient bonnes.


Or c'est d'abord l'allemand Bessel qui fut le premier, en 1844, à soupçonner l'existence de cette 2ème étoile, pour expliquer les oscillations insolites du mouvement apparent de Sirius A, alors que l'orbite théorique de cette étoile Sirius B, on le sait, invisible à l'œil nu, fut calculé par Peter en 1851 et sa période de révolution fut précisé de 50,090 ans par Van Den Bas en 1960. Or les Dogons le savaient déjà eux. Et comment ont-ils su que la période de révolution était justement de 50 ans.


Cette étoile Sirius B est ce que l'on appelle une "naine blanche". Elle est plus vieille que Sirius A, mais ne mesure que 30 000 Km environ de diamètre, donc 2 fois et demi celui de la Terre et sa densité est de 50 000 alors que sa masse atteint 90% de celle de notre Soleil. Mais que dire de cette troisième étoile Sirus C que les Dogons affirment connaître? Ils la nomment " Emma Ya " ou "Sorgo" ou encore "L'étoile des femmes" et ils disent que cette étoile a une période de révolution de 32 ans autour de Sinus A, sur une orbite elliptique très excentrique et qui est, (et cela est plutôt remarquable comme précision), perpendiculaire à celle de Sirus B. Les Dogons, qui ont dessinés ces orbites sur leur objets précieux sans doute pour mieux les visualiser, affirment surtout que Emma ya, possède plusieurs planètes en orbite autour d'elle et que c'est de l'une de ces planètes, que seraient venus leurs ancêtres, il y a très longtemps à bord du NOMO vaisseau interstellaire dont la forme et le comportement ressemble beaucoup à ceux de la fusée lunaire Apollo.


En ce qui concerne les recherches des astrophysiciens sur cette étoile Sirius C, en 1991, dans la revue "Astronomy & Astrophisics" , les astronomes, Jean Marc Bonnet-Bidaud et Cécile Gry nous disent qu'ils en soupçonnent l'existence par suite de la constatation d'un changement de couleur du système, à travers les âges, et pensent que cet hypothétique troisième compagnon de Sirius pourrait bien avoir une orbite très aplatie comme une comète et après analyse grâce à un coronographe occultant la lumière aveuglante de Sirius A, ils ont sélectionné deux d'entre ces corps voyageurs sans arriver encore à déterminer lequel de ces astres montre le même mouvement propre que Sirius. Cependant dès les années 1920 une demi-douzaine d'astronomes rapportèrent l'observation d'une 3ème étoile très faible susceptible d'appartenir au système, mais aucune confirmation n'a pu émerger jusqu'alors.


Les derniers travaux menés par les astronomes jean-Louis Duvent et Daniel Benest de l'observatoire de Nice qui utilisèrent des simulations numériques d'ordinateurs, semblent renforcer l'hypothèse de l'existence du 3ème corps d'une masse très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et de magnitude apparente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A. (Voir la Revue CIEL ET ESPACE d'Août 1995, Article d'Olivier FEVRE "L'énigme de Sirius" et voir aussi l'article " Les étoiles du sacrifice" de Serge Jodra dans le n° 331 de la même revue de Mai 1996 .)


D'ailleurs les Dogons ont également d'autres connaissances astronomiques toutes aussi étonnantes de la part d'une tribu arriérée qui vit au centre d'Afrique et pratiquement sans contact extérieur.


Ils connaissent les différentes phases de Vénus, qui sont à peu près analogues à celles de la Lune et ils ont donné 6 noms différents aux divers aspects que présente, d'après eux, cette planète comme s'ils avaient su comment faire pour l'observer de l'extérieur.


D'autre part, ils divisent le Ciel en 22 parties égales et en 266 constellations et ils disent aussi que Venus possède un compagnon, qui pourrait être sans doute l'astéroïde Toro, récemment découvert entre la Terre et Vénus. Ils connaissent aussi les 4 plus gros satellites de Saturne pourtant invisibles à l'œil nu, mais ils ignorent cependant les planètes au delà de Saturne donc Uranus, Neptune et Pluton alors qu'ils connaissent les compagnons stellaires de Sirius. Il est donc évident que ces Dogons n'ont pas pu, par eux même, acquérir leurs connaissances et ils ne peuvent en avoir eu la révélation, que par des initiateurs cosmiques.


Les Dogons prétendent aussi que tout l'Univers tourne en spirale conique et qu'il a été créé à partir d'un noyau central par la voix d'AMMA leur dieu suprême et cela ressemble assez à ce qui est dit dans la Bible tel qu' "Au commencement était le Verbe de YaHWeH".


Pour eux l' Univers est infini, mais cependant mesurable, ce qui rejoint les théories d'Einstein et de plus, ils croient que les mondes infinis s'éloignent de nous à des vitesses très grandes dans un mouvement spiralé donc par une combinaison de translations et de rotations, combinaison qui se retrouve aussi bien disent-ils dans les structures élémentaires infiniment petites que dans celles infiniment grandes et nous voyons là qu'ils anticipent ainsi sur les conclusions les plus modernes concernant l'expansion et la structure de notre Univers.


La tradition des Dogons, que nous raconte le prêtre OGOTEMMELI, dit aussi que leurs ancêtres étaient des amphibiens et c'est pour cela qu' ils célèbrent l'anniversaire de leur arrivée sur Terre sous le nom de "jour du Poisson" et cela fait encore penser à la tradition Sumérienne qui nous parle d'OANNES l'homme poisson qui apparut à plusieurs reprises sur les plages du Golfe Persique pour civiliser et éduquer les hommes.


Le NOMO était rouge comme le feu quand il atterri au Nord-est du pays, dans un tourbillon de poussière, puis il fut traîné dans une dépression remplie d'eau et il put ainsi flotter. Puis les astronautes amphibiens sortirent de la capsule.


D'ailleurs l'eau joue un grand rôle chez les Dogons qui considèrent que l'eau douce est de nature masculine et l'eau de mer de nature féminine que cette eau est la force vitale de la terre, force qui se trouve même à l'intérieur de la pierre car l’humidité est partout.


NOMO, qui désigne aussi le Commandant du vaisseau, est descendu sur la terre, porteur de fibres végétales tirées des plantes qui poussaient déjà dans les "champs du Ciel" et après avoir créé la Terre, les plantes et les animaux, il créa le premier couple humain, qui engendra par la suite, les huit grands ancêtres de l'Humanité.


Sa tâche terminée, Nomo regagna le Ciel.


Ceci se rapproche, on le voit , de beaucoup d'histoires connues, et on découvre bien ici, que les Dogons savent qu'il existe des Terres cultivées ailleurs, dans le ciel, alors qu'il n'y a pas bien longtemps en 1772 certains savants dont le grand chimiste Lavoisier, pensaient que les météorites ne pouvaient tomber du ciel car d'après eux, "il n'y avait pas de pierres dans le ciel". Mais ce sont les révélations sur l'eau, que nous raconte ce prêtre dogon, qui sont encore plus surprenantes, quand on sait que la science actuelle n'a que récemment découvert la possibilité d'obtenir de l'eau à partir de la roche du sol, en voulant optimiser les possibilités de survie des hommes qui pourraient séjourner sur la Lune pour de longues périodes et cela extrayant de ces pierres lunaires, à l'aide de procédés très pointus et onéreux, l' hydrogène et l' oxygène à l'origine de la molécule d'eau.





LES NAZCAS


Au sud du Pérou, près de la côte du Pacifique, s'étend le plateau désertique de Nazca.


Cette vaste étendue aride est recouverte d'un très grand nombre de dessins et de figures géométriques, appelés géoglyphes. Ces derniers ne sont curieusement visibles que depuis le ciel, d'où certaines interrogations. Comment le peuple Nazca a-t-il fait pour tracer des dessins aussi gigantesques sans même les voir ? Quelle était l'utilité de ces énigmatiques tracés ?




Le site archéologique


Le site archéologique de Nazca se situe au sud du Pérou, à 400 km de Lima et 50 km de la côte du Pacifique.


Les géoglyphes se situent sur plus de cinq cents kilomètres carrés.


Ces figures ont été tracées entre -300 et 600, selon les experts. Elles ont été incroyablement bien conservées grâce au climat particulier qui règne sur le plateau désertique de Nazca.


En effet, l'absence de vent, la faible présence de pluie, ainsi qu'un climat très sec, sont autant de facteurs qui empêchent l'érosion et qui ont par conséquent permis à ces géoglyphes de traverser le temps.




Le peuple Nazca


Héritier de la culture de Paracas, le peuple Nazca semble avoir connu son apogée au cours des derniers siècles précédant notre ère, avant de décliner pour se fondre vers 900 dans le flux de population venu du haut plateau andin.


Les Nazcas sont réputés pour leurs poteries polychromes, qui fournissent la plupart des renseignements que l'on possède sur leur mode de vie.


La similitude entre certains de leurs dessins et les divers géoglyphes retrouvés font penser que les Nazcas sont bien les auteurs de ces mystérieux géoglyphes.


Agriculteurs sédentaires, les Nazcas vivaient généralement dans des agglomérations de petite taille. Toutefois, on note la présence d'importants centres urbains, par exemple Cahuachi, le plus vaste centre urbain connu des Nazca.


Les Nazcas ignoraient l'écriture. Ils avaient en revanche d'excellentes qualités de bâtisseurs, comme en témoignent ces grandes pyramides retrouvées sur le site archéologique de Cahuachi.


Enfin, notons encore que les Nazcas momifiaient leurs morts et les enterraient avec divers objets et vêtements.




Les tracés de Nazca


Il faut attendre 1927 pour que les tracés de Nazca soient connus. C'est en effet un pilote péruvien, survolant alors la région, qui découvrit avec étonnement les premiers tracés.


Dès 1939, l'archéologue Paul Kosok s'intéresse à la découverte du site et se rend sur place. À partir de 1945, Maria Reiche (1903-1998), mathématicienne et astronome allemande, consacrera toute sa vie au site archéologique de Nazca, partageant son temps entre la recherche et l'entretien des lignes tracées au sol.


Les tracés de Nazca ont été réalisés en écartant les cailloux les plus sombres, mettant ainsi à nu le sable sous-jacent, de couleur plus claire.


Les marques relèvent de 3 types bien définis :


- Des lignes droites ou en zigzag, ou dessinant des spirales qui peuvent atteindre jusqu'à 5km de long.

- Des figures géométriques en forme de bandes de très grande taille ressemblant à des "pistes d'atterrissage".

- Des représentations d'animaux dépassant souvent 500 mètres de long.

- Au flanc de certaines hauteurs bordant le désert, des dessins d'êtres humains d'une facture différente et plus primitive sont attribués, eux, aux Paracas, prédécesseurs des Nazcas dans la région.




Avec quels moyens de telles figures ont-elles pu être réalisées ? Plusieurs hypothèses ont été avancées, cependant, nous ne pouvons savoir avec certitudes quels étaient les moyens employés par les Nazcas pour la réalisation de ces divers géoglyphes.


Giuseppe Orefici, archéologue italien ayant dédié sa vie aux Nazcas, estime que les tracés ont été réalisés à partir de dessins plus petits via des transpositions d'échelles mathématiques.


Plusieurs scientifiques ont émis l'hypothèse que les Indiens Nazcas aient su inventer et réaliser des ballons à air chaud.


Hypothèse intéressante, car sur les flans de certaines collines bordant le plateau de Nazca se trouvent d'autres dessins de très grandes dimensions, mais de factures plus primitives qui, eux, sont attribués aux indiens Paracas, prédécesseurs des Nazcas dans cette région.


Ces emplacements à flanc de colline nous démontrent donc que les Indiens Paracas avaient besoin de prendre du recul pour réaliser leurs œuvres, d'où la nécessité de placer leurs travaux sur des flancs de collines.


Cette réflexion impliquerait donc que les Nazcas devaient "prendre de la hauteur " pour contempler et finaliser leurs œuvres !




Tracés Nazcas : Pourquoi ?


De nombreuses théories ont été avancées afin d'expliquer le but et l'utilité de ces tracés de Nazca. Toutefois, nous ne pouvons être certains de rien et ne pouvons qu'émettre des hypothèses.


Calendrier astronomique ? Paul Kosok, tout comme Maria Reiche, estiment que les tracés Nazcas pouvaient servir de calendrier astronomique, permettant de calculer dates et saisons. Cependant, l'astronome américain Gerald Hawkins (connu pour avoir découvert les alignements astronomiques de "Stonehenge") réfute cette hypothèse. Selon lui, les études qu'il a menées en 1968 démontrent qu'il n'existe pas un nombre d'alignements astronomiques considérables, dépassant le simple effet du hasard.


Calendrier météorologique ? L'ethnologue Simone Waisbard et son fils Jack, sont convaincus quant à eux que les différents tracés de Nazcas servaient de plan météorologique.


Connotation religieuse ? L'explorateur Tony Morisson, s'appuyant sur les coutumes Nazca, prête lui plutôt aux tracés une connotation religieuse. Pour lui, les lignes sont des sentiers sacrés reliant des autels, les dessins des hommages aux dieux du ciel et les grandes "pistes" des lieux de rassemblement religieux.


Aéroport pour extraterrestres ? Citons encore l'hypothèse du Suisse Erich Von Daniken, imaginant lui que les tracés Nazcas seraient un aéroport rudimentaire pour des extraterrestres venus visiter notre planète dans le passé


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LES WICCAS


Aujourd'hui, de nombreuses personnes voient encore dans les sorcières des personnages fantastiques : des femmes vieilles et laides, avec chats noirs, chapeaux pointus et nez verruqueux, chevauchant des balais, jetant des sorts et terrorisant des petits enfants. Cette imagerie n'est pas nouvelle. Depuis la fin du Moyen Age, des artistes, des écrivains et plus récemment des cinéastes ont dépeint les sorcières de la sorte. Mais comme pour de nombreux stéréotypes, la sorcière de l'imaginaire populaire a peu, voir pas du tout de rapport avec la réalité.




Par delà le mythe


Contrairement à une légende répandue, les sorcières ne pratiquent pas nécessairement la magie noire. Elles n'ont d'ailleurs pas plus avoir avec le satanisme qu'avec le vaudou ou les messes noires. Historiquement, les sorcières étaient des "enchanteresses", un terme employé pour désigner des femmes usant de magie ésotérique et rejetant les enseignements de l'Eglise. Le fait que pareille magie n'impliquait souvent guère plus qu'une croyance dans les plantes médicinales ou d'autres pratiques bénignes n'empêcha pas des milliers de prétendues sorcières de perdre la vie au cours de la terrible répression qui s'abattit sur elles aux XVIe et XVIIe siècles.


A partir du XVIIIe siècle, grâce notamment à la campagne menée par les encyclopédistes français, les procès en sorcellerie se font beaucoup plus rares. Néanmoins, les sorcières continuèrent à pratiquer dans le plus grand secret, par peur d'éventuelles représailles. Au cours du XXe siècle, les réactions de la société à l'égard de tels systèmes de croyance dissidents se sont adoucies, et la sorcellerie est revenue sur le devant de la scène sous la forme de religions néopaïennes. De nos jours, la plus notable d'entre elles est la religion Wicca, un mouvement éclectique fondé dans les années cinquante par un fonctionnaire anglais à la retraite du nom de Gerald Gardner.




Naissance de la Wicca


Né en 1884, Gardner fut membre de nombreuses sociétés magiques, comme l'Ordre hermétique de l'Aube dorée d'Aleister Crowley (prochainement un article), avant d'être initié en 1939 à la sorcellerie par Dorothy Clutterbrook, une sorcière anglaise de New Forest. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il entreprit de rédiger son propre grimoire, lequel devait englober ce qu'il appelait "les règles de l'Art" (l'Art désigne la sorcellerie). Au début des années cinquante, les lois britanniques contre la sorcellerie ayant été abolies, Gardner put entreprendre librement son entreprise de séduction Wicca auprès du public.


Gardner nomma le mouvement "Wicca", d'après le vieil anglais wiccian, qui signifie "jeter un sort". S'autoproclamant "roi des sorcières", il se mit à exposer sa doctrine dans une série de livres à grand succès. Peut-être le plus célèbre d'entre eux est-il Witchcraft Today, ("La sorcellerie aujourd'hui", non traduit en français) publié en 1954, dans lequel Gardner affirmait que la Wicca était l'incarnation moderne d'une antique religion ayant survécu secrètement du Moyen Age jusqu'à nos jours, et ce malgré l'hégémonie du christianisme.


Gardner mettait l'accent sur l'adoration de la nature, en particulier de la Déesse Terre, et aussi sur les activités physiques et les réjouissances. Comme l'affirme un disciple de la Wicca : "Notre religion est faite d'amour, de plaisir et de sensations."


Au cours des années cinquante et au début des années soixante, les idées de Gardner donnèrent naissance à de nombreuses formes de culte Wicca, à la fois en Europe et aux États-Unis. Sur fond de libéralisme croissant, l'attrait de cette doctrine était évident. "A chaque fois que vous avez besoin de quelque chose, écrit Gardner dans son Livre des Ombres, rassemblerez-vous en quelque lieu secret et adore-Moi. Je vous apprendrai des choses inconnues et vous serez libérés de tout esclavage. Comme signe de liberté, vous serez nus lors des rites, et vous danserez, chanterez, ferez la fête, jouerez de la musique et ferez l'amour - tout cela en Mon Honneur."


En 1964, à la mort de Gardner à l'âge de 80 ans, le mouvement Wicca commença à se scinder. Les règles furent réécrites conformément au programme de chaque "coven" (congrégation de sorcières). Néanmoins, l'oeuvre de Gardner demeure le fondement de la sorcellerie moderne, et son principe central - "fais ce que tu veux tant que cela ne blesse personne" - est l'un de ceux auxquels adhèrent la plupart des adeptes modernes de la Wicca.




Succession et scission


Au Royaume-Uni, Alex Sanders succéda à Gardner comme roi des sorcières et créa son propre courant Wicca, l'alexandrinisme. Né près de Manchester en 1926, Sanders affirmait descendre d'une longue lignée de sorcières remontant au XVe siècle. A l'âge de 9 ans, Sanders aurait commencé à participer à des rituels de sorcellerie et aurait eu des visions prémonitoires. Il prétendit également posséder des pouvoirs occultes de guérison. Mais personne ne put vérifier ses allégations.


De fait, nombreux furent les détracteurs de Sanders. Pour eux, le nouveau gourou avait découvert la sorcellerie avec Gerald Garner lui-même ; il lui avait même volé les secrets de la Wicca. Au début des années soixante-dix, Sanders et sa grande prêtresse, Maxine Morris, s'attirèrent une réputation exécrable, lorsque la presse à scandale britannique étala sur la place publique leurs habitudes nocturnes : on parla moins d'exploits surnaturels que d'orgies et de sacrifices d'animaux.


De nos jours, le mouvement Wicca est une entité disparate sans organisation centrale. Pourtant, d'après certaines estimations, il y aurait plus de cent mille disciples de la Wicca dans le monde. Ce que tous ces disciples ont en commun, c'est un rejet systématique de la tradition judéo-chrétienne en faveur de la vénération de la nature. Ils mettent l'accent sur l'importance du développement de la volonté personnelle, rejetant toute idée de soumission à quelque divinité que ce soit. D'ailleurs, le panthéon Wicca varie d'une branche à une autre, mais on y retrouve toujours les deux principes opposés masculin et féminin, incarnés par la Grande Déesse (souvent associé à la Lune) et le Dieu Cornu (souvent associé au Soleil).




Dévoilement et secrêts


Si le rituel est souvent effectué en "tenue céleste" - entendez nu -, c'est que la plupart des sorcières y voient une manière d'augmenter la puissance magique en atténuant les inhibitions personnelles. Elles rejettent au contraire les connotations lubriques sur lesquelles les médias mettent volontiers l'accent. Ceci dit, le mouvement témoigne d'une attirance certaine pour les déviances sexuelles. C'est pourquoi tous les covens Wicca ont des méthodes de recrutement très strict, comprenant des questionnaires détaillés, des renonciations et de vœux de secret.


Autre raison de ce voile du secret : la nécessité de protéger les membres des attaques souvent hystériques des religieux fondamentalistes. Mais cela a également pour conséquence de rendre très opaques les pratiques des covens... ce qui laisse le champ libre aux rumeurs les plus fantaisistes.


Ce qu'on sait toutefois, c'est que les sorcières pratiquent encore de nombreuses formes de magie, comme l'astrologie et les incantations. Mais il est rare qu'elles soient mal intentionnées. La maxime des sorcières modernes est en effet : "Ce que tu fais de bon te revient en triple ; et ce que tu fais de mal te reviendra également en triple."


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